4 - Dosimétrie et surveillance pour l’exposition externe
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modifications spectrales du champ de rayonnement avant d’atteindre les organes. Cette
simplification engendre une certaine instabilité entre les grandeurs de protection et les
grandeurs opérationnelles comme le montre la figure 4.24.
Plusieurs zones énergétiques sont caractérisées par une substantielle sous-estimation de la
grandeur opérationnelle par rapport à la dose efficace, au-dessous de 50 keV et aux énergies supérieures à 30 MeV, touchant les activités auprès des accélérateurs ou encore celle
des vols spatiaux ou de haute altitude.
Cependant, pour juger des performances de l’estimateur, c’est-à-dire la grandeur opérationnelle ou grandeur de remplacement par rapport à la dose efficace : H ≥ E, une réponse
correcte ne peut être faite sans prendre en compte le spectre total des neutrons. En général,
cette condition est satisfaite pour de nombreux cas usuels rencontrés, en particulier, les
installations du cycle du combustible comme le démontre la figure 4.25 pour la dosimétrie
individuelle (d’après Chartier, 1998).
H*(10) apparaît donc comme un relativement bon estimateur de la dose efficace à l’exception des faibles (< 10 keV) et hautes énergies, H p (10) également pour différentes géométries d’irradiation sauf dans le cas où la personne serait irradiée de dos, la dose efficace
serait alors sous-estimée.
La publication 74 de la CIPR (1996) et l’ICRU Report 57 (1998) contiennent les résultats
relatifs aux photons, aux neutrons et aux électrons en ce qui concerne les relations entre les
grandeurs physiques de base (fluence, Kerma, dose absorbée), les grandeurs de protection
(via les coefficients W R et W T sur des fantômes anthropomorphes) et les grandeurs opérationnelles (via Q (L) sur fantôme ICRU). On trouve en particulier, dans ces publications, les
Figure 4.23. Méthodes d’évaluation de l’équivalent de dose individuel ou de l’équivalent de dose
ambiant (d’après Bordy et al., 1997).
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