4 - Dosimétrie et surveillance pour l’exposition externe
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H p (10 ; α)/ H p (10 ; α = 0) de référence (courbes noires en pointillés sur les figures 4.21 et
4.22) et par conséquent sur- ou sous-estiment la mesure.
Avantages et inconvénients des dosimètres électroniques
L’appellation dosimètres électroniques regroupe en fait tous les dosimètres actifs. Intimement liés à la dosimétrie opérationnelle, les dosimètres électroniques donnent une information en temps réel, en dose intégrée et en débit de dose, par un affichage directement
lisible par l’opérateur. Les dosimètres électroniques disposent de plusieurs niveaux de
seuils d’alarmes et de pré-alarmes, optiques et sonores, en dose et en débit de dose.
• Information en cas d’accident d’irradiation. Les dosimètres électroniques sont, stricto
sensu, les seuls appareils de dosimétrie individuelle capables de fournir une information
en débit de dose, paramètre qui peut être important en cas d’accident d’irradiation.
• Prévention et optimisation des expositions :
– Des alarmes visuelles (éclairs lumineux) et sonores en fonction du débit de dose et de la
dose intégrée équipent les dosimètres individuels. Cette fonction d’alarme permet au
travailleur de limiter lui-même son exposition.
– Des modules de télétransmission permettant de gérer à distance, et en temps réel, la
dosimétrie de plusieurs travailleurs peuvent être adaptés sur les dosimètres électroniques.
Ce suivi est particulièrement utile en cas d’intervention concertée en zone à un niveau de
rayonnement élevé, et permet, suivant le principe d’optimisation, de gérer les déplacements et l’intervention du travailleur pour limiter les doses reçues.
• Logiciels de gestion des informations dosimétriques. Proposés par les fabricants, ou
conçus par les utilisateurs, des logiciels de gestion des informations dosimétriques pour un
ensemble de personnel peuvent être utilisés. Ces systèmes permettent, non seulement de
conserver l’enregistrement des doses prises par le personnel sur le long terme, mais aussi
de mettre en application le principe d’optimisation (ALARA). À EDF, par exemple, le
système de gestion DOSINAT permet un suivi, journellement actualisé, des travailleurs. À
l’entrée de la zone contrôlée, les agents prennent un dosimètre électronique qui est remis
à zéro. À la sortie, ce dosimètre est lu et la dose enregistrée. Le système de gestion développé, relié à toutes les centrales, permet aux responsables locaux de la radioprotection
de connaître le cumul des doses de tous les travailleurs qui vont d’une centrale à l’autre,
afin d’éviter que l’un d’eux n’atteigne les limites de doses.
• Manque de sensibilité aux faibles énergies. Les dosimètres électroniques présentent
encore, en majorité, l’inconvénient d’un manque de sensibilité en dessous de 50 keV
(cf. paragraphe 4.4), ce qui les rend inutilisables dans certaines situations (dans les ateliers
où est manipulé le plutonium ou en radiologie médicale, par exemple).
• Perturbation des mesures. Certains modèles sont sensibles aux parasites électromagnétiques.
4.4. Dosimétrie des neutrons
4.4.1. Problématique
L’évaluation des doses reçues par les individus exposés à des neutrons constitue un
problème spécifique de protection radiologique. Ce problème est lié à la nature même des
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