CHAPITRE 2 – PROPRIÉTÉS MÉCANIQUES
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appelle frottement intérieur ou frottement interne. La perte d’énergie se
mesure par application d’une contrainte cyclique à l’aide d’un pendule de
torsion. Si l’éprouvette en vibration est livrée à elle-même dans le vide, la
perte d’énergie est mise en évidence par l’amortissement des oscillations.
Cet amortissement passe par un maximum lorsque la période des pulsations coïncide avec l’un des temps de relaxation.
Dans la pratique, il est plus facile de changer la température que la fréquence du pendule, si bien que l’on représente souvent la variation de
l’amortissement en fonction de la température, à fréquence fixe.
Dans le cas des verres ne contenant qu’un seul alcalin, on voit apparaître trois pics d’amortissement (Fig. 2.11). Le pic de plus basse température (ou de plus haute fréquence) est dû aux espèces les plus mobiles
et est attribué à la diffusion des ions alcalins. En effet, l’énergie d’activation liée à ce pic est comprise entre 60 et 100 kJ.mol
–1 et est voisine de
celle de la conductivité électrique qui, comme nous le verrons dans la section correspondante, est due à la diffusion de ces ions [53]. On estime que
Fig. 2.9. Examples d’élasticité retardée extraits des comptes rendus d’essais de torsion de fibres
de verres d’Iéna vers 1880. Verre de Thuringe : 69,68 % SiO 2 , 5,87 % Na 2 O, 7,32 % K 2 O,
15,72 % CaO, 2,11 % Al 2 O 3 ; verre sodique : 67,5 % SiO 2 , 14 % Na 2 O, 7 % CaO, 2,5 % Al 2 O 3 ,
7 % ZnO, 2 % B 2 O 3 . D’après [51].
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appelle frottement intérieur ou frottement interne. La perte d’énergie se
mesure par application d’une contrainte cyclique à l’aide d’un pendule de
torsion. Si l’éprouvette en vibration est livrée à elle-même dans le vide, la
perte d’énergie est mise en évidence par l’amortissement des oscillations.
Cet amortissement passe par un maximum lorsque la période des pulsations coïncide avec l’un des temps de relaxation.
Dans la pratique, il est plus facile de changer la température que la fréquence du pendule, si bien que l’on représente souvent la variation de
l’amortissement en fonction de la température, à fréquence fixe.
Dans le cas des verres ne contenant qu’un seul alcalin, on voit apparaître trois pics d’amortissement (Fig. 2.11). Le pic de plus basse température (ou de plus haute fréquence) est dû aux espèces les plus mobiles
et est attribué à la diffusion des ions alcalins. En effet, l’énergie d’activation liée à ce pic est comprise entre 60 et 100 kJ.mol
–1 et est voisine de
celle de la conductivité électrique qui, comme nous le verrons dans la section correspondante, est due à la diffusion de ces ions [53]. On estime que
Fig. 2.9. Examples d’élasticité retardée extraits des comptes rendus d’essais de torsion de fibres
de verres d’Iéna vers 1880. Verre de Thuringe : 69,68 % SiO 2 , 5,87 % Na 2 O, 7,32 % K 2 O,
15,72 % CaO, 2,11 % Al 2 O 3 ; verre sodique : 67,5 % SiO 2 , 14 % Na 2 O, 7 % CaO, 2,5 % Al 2 O 3 ,
7 % ZnO, 2 % B 2 O 3 . D’après [51].
