38
LE VERRE
Puisque le réseau vitreux peut être l’hôte d’éléments variés notamment
des traces de métaux lourds, on cherche actuellement à mettre au point
des techniques de vitrification des déchets ménagers. Par ces procédés les
éléments dangereux sont noyés dans une matrice vitreuse, le produit
obtenu est appelé « vitrifiat ». Les tests d’écotoxicité ont montré que les
vitrifiats sont chimiquement assez inertes pour être sans danger utilisés,
sous forme de granulats, dans la fabrication de produits manufacturés en
béton.
Nous savons que le verre devient au-dessus de T G un liquide métastable, susceptible de cristalliser. Nous verrons que pour certaines compositions il est possible, par traitement thermique, de transformer un objet
en verre en une céramique micro-cristalline grâce à une nucléation homogène.
Pour d’autres compositions enfin, le liquide surfondu présente une
séparation de phases que l’on peut exploiter pour aboutir, comme nous
le verrons, à un verre microporeux.
5.3. Les caractéristiques qui posent problème
Il existe trois caractéristiques qui sont à l’origine de la plupart des problèmes généraux présentés par l’emploi du verre. La plus connue est la fragilité dont nous avons déjà évoqué l’origine et qui se traduit par un manque
de fiabilité. Il est très difficile de prévoir quand et comment se produira la
rupture d’une pièce de verre sous charge.
La deuxième, moins évidente, est une inertie chimique parfois insuffisante et dont la raison fondamentale est la présence des cations modificateurs. La manifestation la plus connue de cette « faiblesse » est la dégradation des vitraux médiévaux.
La troisième caractéristique qui peut être gênante est la trop grande
transparence aux rayonnements. Une feuille de verre ordinaire transmet
le visible, mais aussi le proche UV et le proche IR. Son spectre de transmission est voisin du spectre d’émission du soleil. Cette coïncidence est
heureuse pour les serres horticoles, mais moins intéressante pour les
vitrages automobiles et même pour ceux des habitations.
Les chapitres suivants montreront quelles réponses ont été apportées
à ces problèmes selon les applications.
LE VERRE
Puisque le réseau vitreux peut être l’hôte d’éléments variés notamment
des traces de métaux lourds, on cherche actuellement à mettre au point
des techniques de vitrification des déchets ménagers. Par ces procédés les
éléments dangereux sont noyés dans une matrice vitreuse, le produit
obtenu est appelé « vitrifiat ». Les tests d’écotoxicité ont montré que les
vitrifiats sont chimiquement assez inertes pour être sans danger utilisés,
sous forme de granulats, dans la fabrication de produits manufacturés en
béton.
Nous savons que le verre devient au-dessus de T G un liquide métastable, susceptible de cristalliser. Nous verrons que pour certaines compositions il est possible, par traitement thermique, de transformer un objet
en verre en une céramique micro-cristalline grâce à une nucléation homogène.
Pour d’autres compositions enfin, le liquide surfondu présente une
séparation de phases que l’on peut exploiter pour aboutir, comme nous
le verrons, à un verre microporeux.
5.3. Les caractéristiques qui posent problème
Il existe trois caractéristiques qui sont à l’origine de la plupart des problèmes généraux présentés par l’emploi du verre. La plus connue est la fragilité dont nous avons déjà évoqué l’origine et qui se traduit par un manque
de fiabilité. Il est très difficile de prévoir quand et comment se produira la
rupture d’une pièce de verre sous charge.
La deuxième, moins évidente, est une inertie chimique parfois insuffisante et dont la raison fondamentale est la présence des cations modificateurs. La manifestation la plus connue de cette « faiblesse » est la dégradation des vitraux médiévaux.
La troisième caractéristique qui peut être gênante est la trop grande
transparence aux rayonnements. Une feuille de verre ordinaire transmet
le visible, mais aussi le proche UV et le proche IR. Son spectre de transmission est voisin du spectre d’émission du soleil. Cette coïncidence est
heureuse pour les serres horticoles, mais moins intéressante pour les
vitrages automobiles et même pour ceux des habitations.
Les chapitres suivants montreront quelles réponses ont été apportées
à ces problèmes selon les applications.
