CHAPITRE 1 – L’ÉTAT VITREUX
31
forme des raies de résonance sont affectées non seulement par la concentration en atomes excités mais aussi par la nature des atomes voisins et
la structure des couches électroniques.
Les premières applications de la RMN aux verres ont porté essentiellement sur
11 B, élément relativement abondant et qui présente un moment
quadripolaire. Dans leur étude pionnière déjà citée dans la section 3.4,
Bray et O’Keefe [27] observèrent, dans des verres de borate, deux résonances distinctes qu’ils attribuèrent respectivement aux bores tri et
tétracoordonnés ; ils déduisirent de la comparaison des amplitudes des
raies les concentrations des deux espèces (Fig. 1.25).
Plus récemment, le développement d’aimants à champ élevé et de spectromètres à transformée de Fourier, ainsi que l’utilisation de techniques
d’affinement des raies de résonance par orientation des moments nucléaires (précession sous l’angle « magique ») ont offert des possibilités d’études
portant sur d’autres noyaux comme
29 Si et
27
Al [40]. C’est ainsi qu’on est
parvenu, sur le spectre de
29
Si, à distinguer les réponses des siliciums
Fig. 1.24. Modèle de « réseau aléatoire modifié » pour un verre de silicate. Les zones grisées
sont formées de tétraèdres SiO 4 . Les cations modificateurs établissent la jonction entre ces
domaines. D’après [38].
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forme des raies de résonance sont affectées non seulement par la concentration en atomes excités mais aussi par la nature des atomes voisins et
la structure des couches électroniques.
Les premières applications de la RMN aux verres ont porté essentiellement sur
11 B, élément relativement abondant et qui présente un moment
quadripolaire. Dans leur étude pionnière déjà citée dans la section 3.4,
Bray et O’Keefe [27] observèrent, dans des verres de borate, deux résonances distinctes qu’ils attribuèrent respectivement aux bores tri et
tétracoordonnés ; ils déduisirent de la comparaison des amplitudes des
raies les concentrations des deux espèces (Fig. 1.25).
Plus récemment, le développement d’aimants à champ élevé et de spectromètres à transformée de Fourier, ainsi que l’utilisation de techniques
d’affinement des raies de résonance par orientation des moments nucléaires (précession sous l’angle « magique ») ont offert des possibilités d’études
portant sur d’autres noyaux comme
29 Si et
27
Al [40]. C’est ainsi qu’on est
parvenu, sur le spectre de
29
Si, à distinguer les réponses des siliciums
Fig. 1.24. Modèle de « réseau aléatoire modifié » pour un verre de silicate. Les zones grisées
sont formées de tétraèdres SiO 4 . Les cations modificateurs établissent la jonction entre ces
domaines. D’après [38].
