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LE VERRE
WO 3 se colore en bleu quand il y a eu insertion ionique. La quantité x
d’électrons ou d’ions impose le niveau de coloration. Sur la feuille de verre
dont on veut commander la transparence, on dépose successivement
5 couches (Fig. 7.29) :
1. Une électrode transparente, par exemple l’oxyde d’indium dopé à
l’étain ;
2. Une substance électrochrome, par exemple l’oxyde de tungstène ;
3. Un matériau électrolyte, conducteur ionique mais isolant aux électrons ;
4. Une autre substance électrochrome dont le mécanisme de coloration est complémentaire de celui de la couche 2, par exemple l’oxyde
de nickel ;
5. Une électrode transparente semblable à la couche 1.
L’application d’une différence de potentiel continue de l’ordre du volt
entraîne le mouvement des ions dans l’empilement des cinq couches
(Fig. 7.29). Lorsque les ions sont insérés dans l’oxyde de tungstène,
simultanément la couche d’oxyde de nickel s’appauvrit en ions et les deux
couches se colorent. L’application d’une tension électrique opposée provoque le mouvement inverse des ions qui s’accompagne de la décoloration
des deux matériaux.
Les vitrages électrochromes ont des applications dans le domaine
automobile (rétroviseurs non éblouissants et toits de voitures). Leur
emploi dans le bâtiment en orientation sud peut permettre la suppression
de la climatisation.
Fig. 7.29. Schéma de fonctionnement d’un vitrage électrochrome.
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