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LE VERRE
pénétrer le verre dans le moule de bague qui est muni d’un petit poinçon.
Ainsi la bague de la bouteille est formée dès le début du processus, alors
que dans le cas du soufflage à la bouche sa formation est la dernière opération réalisée. Pour forcer le verre à parvenir au fond du moule de bague,
on envoie de l’air comprimé sur le verre après le chargement de l’ébauche.
Puis le poinçon du moule de bague descend de quelques centimètres ce
qui permet à l’air, chauffé par le verre, de répartir, par pression, le verre
le long de la surface interne du moule ébaucheur. L’ébauche produite est
nettement plus courte et plus étroite que la bouteille finale. Dans la phase
suivante, le moule ébaucheur s’ouvre et l’ébauche, tenue par son moule
de bague, est retournée pour se retrouver dans l’axe du moule finisseur
avant que celui-ci ne se referme. L’ébauche alors s’allonge sous son propre poids puis subit intérieurement un second soufflage qui applique le
verre sur la paroi du moule finisseur. Ensuite le moule finisseur et le
moule de bague s’ouvrent et la bouteille terminée est saisie par une pince
qui la pose sur une plaque perforée. Par les trous de la plaque, une ventilation d’air permet de poursuivre pendant quelques secondes le refroidissement ce qui évite la déformation, voire l’effondrement, de l’article.
Ensuite, celui-ci est convoyé vers l’arche de recuisson.
2.2.4. Procédé pressé-soufflé
Avec le procédé soufflé-soufflé que nous venons de décrire, la répartition
des épaisseurs de l’ébauche est délicate à contrôler. Seule la surface extérieure est imposée par le moule. Cela limite les possibilités d’allègement
des articles. C’est la raison pour laquelle le procédé « pressé-soufflé »
(press-blow) s’est beaucoup développé au cours des dernières décennies.
Il se distingue du procédé soufflé-soufflé surtout au cours des premières
étapes (Fig. 7.12). Après l’arrivée de la paraison dans le moule ébaucheur,
un poinçon traverse le moule de bague et pénètre dans le verre. Il forme
l’intérieur de l’ébauche et oblige le verre à remplir tout le moule ébaucheur et le moule de bague garantissant ainsi complètement la géométrie
de l’ébauche. Ceci permet de limiter les défauts de répartition de verre
dans l’objet fini. En outre, le contact du verre avec le poinçon peut induire
sur la surface interne des microdéfauts qui abaissent la résistance mécanique. En outre, la formation de la bague est plus délicate, car elle se
produit à la fin du formage de l’ébauche, à un instant où la température
peut être déjà trop basse et donc la viscosité trop forte, ce qui risque
d’entraîner la naissance de fissures (les « glaçures »). Enfin, si la masse
de la paraison est insuffisante, il en résulte des défauts au niveau de la
bague.
À l’origine le procédé pressé-soufflé fut conçu pour produire des
emballages à large ouverture. Il reste sans rival quand il s’agit de former
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