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LE VERRE
Tout en montant en température, on procède au remplissage du pot
par charges successives, d’abord avec du calcin puis avec le mélange.
Celui-ci fond lentement à la fois à sa surface supérieure sous l’action des
flammes et à sa surface inférieure au contact du verre fondu (Fig. 6.2).
Généralement le verre était cueilli avec une canne et le pot restait dans
le four. À la fin du XVII
e siècle, l’invention de la coulée sur table impliquait
l’opération de la sortie du creuset et de son basculement pour déverser le
liquide sur la table. Enfin, une troisième méthode était appliquée pour les
verres d’optique : après le guinandage, on laissait refroidir le verre dans
le pot. En se solidifiant le verre et le pot se fissuraient en gros blocs dans
lesquels on taillait les ébauches.
La durée d’un cycle de travail : enfournement, affinage, braise,
cueillage du verre, est de l’ordre de 24 h.
Au temps de l’Empire romain, les ateliers où l’on élaborait le verre
étaient peu nombreux et localisés en Égypte et en Syrie. Le verre en morceaux obtenu dans ces fours « primaires » étaient acheminés par bateaux
en Méditerranée. Il était ensuite fondu, pour la mise en forme, dans des
fours « secondaires » [118].
Fig. 6.2. Four à pot moderne.
LE VERRE
Tout en montant en température, on procède au remplissage du pot
par charges successives, d’abord avec du calcin puis avec le mélange.
Celui-ci fond lentement à la fois à sa surface supérieure sous l’action des
flammes et à sa surface inférieure au contact du verre fondu (Fig. 6.2).
Généralement le verre était cueilli avec une canne et le pot restait dans
le four. À la fin du XVII
e siècle, l’invention de la coulée sur table impliquait
l’opération de la sortie du creuset et de son basculement pour déverser le
liquide sur la table. Enfin, une troisième méthode était appliquée pour les
verres d’optique : après le guinandage, on laissait refroidir le verre dans
le pot. En se solidifiant le verre et le pot se fissuraient en gros blocs dans
lesquels on taillait les ébauches.
La durée d’un cycle de travail : enfournement, affinage, braise,
cueillage du verre, est de l’ordre de 24 h.
Au temps de l’Empire romain, les ateliers où l’on élaborait le verre
étaient peu nombreux et localisés en Égypte et en Syrie. Le verre en morceaux obtenu dans ces fours « primaires » étaient acheminés par bateaux
en Méditerranée. Il était ensuite fondu, pour la mise en forme, dans des
fours « secondaires » [118].
Fig. 6.2. Four à pot moderne.
