CHAPITRE 3 – PROPRIÉTÉS OPTIQUES
119
Il existe un verre qu’on appelle verre de Pockels pour lequel, lorsqu’il
est contraint, la biréfringence due au déplacement des atomes compense
exactement celle due à la déformation des nuages électroniques. Pour ce
verre qui contient environ 75 % de PbO, l’effet photoélastique est nul
[133].
La biréfringence du verre disparaît lorsque les contraintes qui l’ont
produite sont supprimées. Son intensité reste toujours faible : quelques
10
–4 au maximum. L’unique circonstance où l’on peut remarquer ce phénomène survient en observant avec des lunettes Polaroid la glace arrière
en verre trempé d’une voiture éclairée par le soleil couchant. Sinon elle
n’est guère perceptible dans la vie courante. En revanche, puisque le
verre est transparent, elle peut être mesurée à l’aide de dispositifs optiques utilisant la lumière polarisée. Elle est alors à la base de la détermination non destructive des contraintes dans les pièces de verre [103],
notamment des contraintes permanentes dues aux traitements thermiques, trempe ou recuisson.
Fig. 3.11. Changement des distances interatomiques et déformation des nuages électroniques
dans un solide soumis à une contrainte mécanique de traction ; d’après [132].
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Il existe un verre qu’on appelle verre de Pockels pour lequel, lorsqu’il
est contraint, la biréfringence due au déplacement des atomes compense
exactement celle due à la déformation des nuages électroniques. Pour ce
verre qui contient environ 75 % de PbO, l’effet photoélastique est nul
[133].
La biréfringence du verre disparaît lorsque les contraintes qui l’ont
produite sont supprimées. Son intensité reste toujours faible : quelques
10
–4 au maximum. L’unique circonstance où l’on peut remarquer ce phénomène survient en observant avec des lunettes Polaroid la glace arrière
en verre trempé d’une voiture éclairée par le soleil couchant. Sinon elle
n’est guère perceptible dans la vie courante. En revanche, puisque le
verre est transparent, elle peut être mesurée à l’aide de dispositifs optiques utilisant la lumière polarisée. Elle est alors à la base de la détermination non destructive des contraintes dans les pièces de verre [103],
notamment des contraintes permanentes dues aux traitements thermiques, trempe ou recuisson.
Fig. 3.11. Changement des distances interatomiques et déformation des nuages électroniques
dans un solide soumis à une contrainte mécanique de traction ; d’après [132].
