CHAPITRE 3 – PROPRIÉTÉS OPTIQUES
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3.2. Verres et systèmes optiques
Quand un rayon lumineux passe d’un milieu 1 à un milieu 2, le changement de vitesse de propagation entraîne la réfraction c’est-à-dire le
changement de direction du rayon. La réfraction obéit à la loi de Descartes
n 1 sin i 1 = n 2 sin i 2
où n 1 et n 2 sont les deux indices de réfraction. Les angles i 1 et i 2 que fait,
dans les deux milieux, avec la normale à la surface de séparation, le rayon
lumineux, sont appelés angles d’incidence et de réfraction (Fig. 3.8). Le
milieu 2 est dit plus ou moins réfringent que le milieu 1 selon que le rayon
se rapproche ou s’éloigne de la normale.
La réfraction de la lumière quand elle pénètre dans le verre est à la
base du développement de l’industrie optique. Les premières lentilles
sphériques ont permis de rendre la vision nette aux myopes et aux presbytes. Elles ont donné naissance aussi à une première génération d’instruments d’optique dont l’exemple le plus fameux est la lunette que construisit Galilée avec des lentilles polies par des artisans hollandais. Muni
de cet instrument, il fit, en quelques mois, des découvertes qui permirent
à l’astronomie des progrès extraordinaires. Il démontra notamment l’existence, le 7 janvier 1610, des satellites de Jupiter. La même année il confirma l’hypothèse de Démocrite selon laquelle la voie lactée est formée
d’une multitude d’étoiles.
Fig. 3.8. Réfraction et réflexion d’un rayon lumineux à la surface de séparation de deux
milieux transparents.
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