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LE VERRE
La transparence du verre au rayonnement visible permet l’analyse
expérimentale des contraintes résiduelles sur les produits trempés en utilisant l’effet photoélastique [103].
D’autres moyens industriels que les jets d’air ont été expérimentés
pour refroidir rapidement les feuilles de verre (immersion dans un liquide,
projection d’aérosols, contact avec des plaques métalliques), mais ils n’ont
pas donné naissance à un procédé économique rivalisant avec la trempe
à l’air, soit à cause des casses intempestives, soit à cause de la dégradation de l’état de surface.
Signalons enfin que la trempe thermique est appliquée également en
gobeleterie pour des articles d’assez large ouverture. On améliore ainsi
leurs résistances aux chocs thermiques et mécaniques.
Le renforcement par échange ionique, qu’on appelle aussi trempe chimique, consiste à immerger la pièce de verre généralement sodocalcique
dans du nitrate de potassium fondu. L’immersion provoque un échange
entre les ions sodium du verre et les ions potassium du sel. Comme les
ions potassium sont de plus grande taille, les couches externes où
l’échange a lieu auraient tendance à se dilater mais, comme elles sont
liées au corps de l’objet non concerné par la diffusion ionique, cette dilatation ne peut se produire et il en résulte une compression des couches
superficielles. Pour que le traitement soit efficace, la compression doit
Fig. 2.37. Profils de contraintes obtenus par la trempe thermique (a) et la trempe chimique (b).
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