Ligands macrobicycliques. Cryptants
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Les cations des métaux de transition forment les complexes les plus stables
avec le tétraaza-cryptant 4 analogue du [2.1.1]; les dérivés polyaza I - 3 du
[2.2.2] dont les cavités sont trop grandes donnent des complexes moins stables
avec ces cations.
Dans le cas des complexes des métaux de transition et des métaux lourds,
la stabilité est liée au nombre d’atomes d’azote et à la taille de la cavité : elle
augmente avec le nombre de sites azotés, les effets du premier ou des deux
premiers sites introduits étant les plus importants; les petits cations Co2+,
Niz+, Cuz+, Zn2+ forment des complexes nettement plus stables avec le ligand
4 qui a une petite cavité qu’avec les ligands 1 à 3 dont les cavités sont trop
grandes. Les ligands 1 - 4 forment tous des complexes très stables avec les
cations lourds Cdz+, Pb2+, Hgz+ (Fig. 3.130).
5
1
2
3
4
6
Figure 3.130
à 6 avec les cations Co2+, Ni2+, Zn2+, Cd2+, Cu2+, Pb” et Hg2’ (286).
Constantes de stabilité pour les complexes formés par les cryptants 1
Sélectivité de la complexation. Les sélectivités évoquées jusqu’ici concernent
principalement les cryptates d’une même famille de cations (alcalins, alcalino-terreux, de transition). En vue de diverses applications, il est intéressant
de comparer les sélectivités entre cations de familles différentes, et d’apprécier l’influence de la structure du ligand sur ce type de discrimination.
La sélectivité de la complexation, cations a mous »/cations a durs n
augmente avec le nombre de sites azotés dans les ligands; quelques exemples
permettent de chiffrer cette évolution (286).
Sélectivité thallium/potassium. Dans l’étude d’un certain nombre de systèmes
biologiques, K+ a été remplacé par T1+ qui est habituellement lié plus
énergiquement et constitue une sonde très utile pour les spectroscopies UV
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