Méthodes de cyclisation
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L‘examen du tableau 3.1 5 montre que l’hexamère cyclique est prédominant
et que la sélectivité est particulièrement remarquable dans le nitro-1 propane,
vraisemblablement par suite de la faible solubilité dans le solvant de ce
macrocycle 6; sa précipitation évite la formation d’oligomères supérieurs.
L’absence de dimère cyclique est à noter, alors qu’il s’en forme à partir
du monomère racémique. Dans ce dernier cas le dimère se forme à partir des
deux énantiomères (Fig. 3.171a) du mélange racémique; ceci n’est pas
réalisable avec le monomère optiquement actif (Fig. 3.171b).
O
l a ) fi??
+
0 7 J
----J
O
Figure 3.171 Formation de dimère par oligomérisation de l’oxalactone racémique (a);
cette diménsation ne se produit pas avec la (+)-oxalactone 3 (b) (voir tableau 3.15) (201).
c) Cataiyse triphasique
Bien qu’apparentée, cette technique, relativement récente, se distingue
nettement de la catalyse par transfert de phase classique. Dans cette dernière
le catalyseur (sel d’ammonium ou de phosphonium quaternaire, éther-couronne, cryptate, etc.) transporte le réactif (l’anion associé) dans la phase
organique contenant le substrat. Dans la catalyse triphasique, le catalyseur
est immobilisé sur un polymère (phase solide) qui est en contact avec les
phases aqueuse et organique contenant respectivement le réactif et le substrat.
Cette méthode a le grand avantage de supprimer, en fin de réaction, le
problème de la séparation du catalyseur et du produit obtenu (202a).
La synthèse d’un macrolide dans un système triphasique est accomplie
selon le schéma de la figure 3.172. L’hydroxyacide dont la fonction alcool
est activée par mésylation, est ajouté au mélange : toluène/bicarbonate de
potassium en solution aqueuselrésine fonctionnaiisée par des groupes
mésylate de phosphonium (202b). La lactonisation se produit sur la résine;
après réaction, cette dernière se retrouve à nouveau sous forme mésylate.
Les résultats sont comparables à ceux obtenus par d’autres méthodes
(Tableau 3.16), sauf pour le cycle moyen (n = 7). Ils sont expliqués par un
déplacement nucléophile intramoléculaire des groupes pendants (( isolés
cinétiquement », ce qui favorise la formation de macrolide par rapport à celle
d’oligomères ou de polymères. Lorsque n = 7, la cyclisation interne serait
trop lente pour que (( l’isolement cinétique )) soit efficace.
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