76 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
Schématiquement, l’EPO est le traitement de première ligne des SMD de faible
risque, le Lenalidomide est efficace pour traiter les SMD avec délétion 5q- isolée
ou associée, des agents hypométhylant (type 5-Azacytidine ou Décitabine) sont
préconisés pour les SMD de haut risque, voire une greffe allogénique [48].
Diagnostic
Le diagnostic est suspecté sur l'hémogramme, devant une ou plusieurs
cytopénies (le plus souvent une anémie macrocytaire arégénérative). Le myélogramme est indispensable au diagnostic : en général, la moelle est riche, associée à une dysplasie sur une ou plusieurs lignées) et à la présence ou non d'un
excès de blastes. Dans la classification OMS 2008, l'analyse moléculaire n'entre
pas encore dans les critères diagnostique d'un SMD. Récemment la mutation
SF3B1 a été retrouvée dans 90 % des cas d'anémie réfractaires sidéroblastique
[47].
Pronostic
En 2012 un nouveau score pronostique, l’IPSS-R a été publié [49]. Ce
score prend en compte le pourcentage de blastes médullaires comme les scores
précédents, et renforce l’impact des anomalies cytogénétiques, ainsi que l’importance des cytopénies. Les 5 groupes qu’il individualise sont associés à la
survie globale médiane (de 0,7 à 9 ans) et au risque de transformation aiguë
en LAM. Son rôle dans le choix des modalités thérapeutiques n’est pas encore
défini. Un score pronostique incluant les anomalies moléculaires (IPSS-Mol)
devrait être publié incessamment.
Une étude publié en 2011 par Bejar a montré qu’une mutation de l’un des
5 gènes suivants : TP53, EZH2, ETV6, RUNX1/ASXL1, conférait un mauvais
pronostic en terme de survie indépendamment du score IPSS [50].
Sur le plan thérapeutique, une recherche de mutation de TP53 est préconisée
dans les SMP 5q-. Il a été montré qu’elle est un facteur prédictif indépendant
d’une moindre sensibilité au traitement par le Lénalidomide dont le mécanisme d’action est TP53 dépendant [51]. D’autres études sont publiées ou en
cours, elles visent à identifier les facteurs moléculaires prédictifs de la réponses
aux traitements ciblées comme les agents hypométylant ou les nouvelles thérapeutiques en développement ciblant le spliceosome.
Conclusion et perspectives
La biologie moléculaire est devenue nécessaire voire indispensable pour le
diagnostic, l’évaluation pronostique, le choix d’une stratégie thérapeutique et
le suivi en cours de traitement dans le domaine des hémopathies malignes.
Dans ce contexte, le rôle des tumorothèques est primordial afin de recueillir et
Schématiquement, l’EPO est le traitement de première ligne des SMD de faible
risque, le Lenalidomide est efficace pour traiter les SMD avec délétion 5q- isolée
ou associée, des agents hypométhylant (type 5-Azacytidine ou Décitabine) sont
préconisés pour les SMD de haut risque, voire une greffe allogénique [48].
Diagnostic
Le diagnostic est suspecté sur l'hémogramme, devant une ou plusieurs
cytopénies (le plus souvent une anémie macrocytaire arégénérative). Le myélogramme est indispensable au diagnostic : en général, la moelle est riche, associée à une dysplasie sur une ou plusieurs lignées) et à la présence ou non d'un
excès de blastes. Dans la classification OMS 2008, l'analyse moléculaire n'entre
pas encore dans les critères diagnostique d'un SMD. Récemment la mutation
SF3B1 a été retrouvée dans 90 % des cas d'anémie réfractaires sidéroblastique
[47].
Pronostic
En 2012 un nouveau score pronostique, l’IPSS-R a été publié [49]. Ce
score prend en compte le pourcentage de blastes médullaires comme les scores
précédents, et renforce l’impact des anomalies cytogénétiques, ainsi que l’importance des cytopénies. Les 5 groupes qu’il individualise sont associés à la
survie globale médiane (de 0,7 à 9 ans) et au risque de transformation aiguë
en LAM. Son rôle dans le choix des modalités thérapeutiques n’est pas encore
défini. Un score pronostique incluant les anomalies moléculaires (IPSS-Mol)
devrait être publié incessamment.
Une étude publié en 2011 par Bejar a montré qu’une mutation de l’un des
5 gènes suivants : TP53, EZH2, ETV6, RUNX1/ASXL1, conférait un mauvais
pronostic en terme de survie indépendamment du score IPSS [50].
Sur le plan thérapeutique, une recherche de mutation de TP53 est préconisée
dans les SMP 5q-. Il a été montré qu’elle est un facteur prédictif indépendant
d’une moindre sensibilité au traitement par le Lénalidomide dont le mécanisme d’action est TP53 dépendant [51]. D’autres études sont publiées ou en
cours, elles visent à identifier les facteurs moléculaires prédictifs de la réponses
aux traitements ciblées comme les agents hypométylant ou les nouvelles thérapeutiques en développement ciblant le spliceosome.
Conclusion et perspectives
La biologie moléculaire est devenue nécessaire voire indispensable pour le
diagnostic, l’évaluation pronostique, le choix d’une stratégie thérapeutique et
le suivi en cours de traitement dans le domaine des hémopathies malignes.
Dans ce contexte, le rôle des tumorothèques est primordial afin de recueillir et
