Diagnostic moléculaire des hémopathies malignes 61
some Phi, la trisomie 8, l’isochromosome 17(q10) ou la trisomie 19 sont associés à un pronostic défavorable.
Au diagnostic, ces deux facteurs (score élevé et/ou ACA) permettent d’identifier des patients qui bénéficieront d’une surveillance biologique accrue [2].
Suivi thérapeutique
Le suivi moléculaire est réalisé par une technique de RT-PCR quantitative.
Un ratio normalisé exprimé en % IS (International Scale) est rendu au clinicien. Ce ratio correspond au nombre de copies de transcrits BCR-ABL divisé
par le nombre de copies d’ABL, multiplié par le Facteur de Conversion (FC)
et multiplié par 100 (BCR-ABL/ABL × FC × 100). Le gène de contrôle choisi
est ABL, il permet de normaliser la quantité de transcrits BCR-ABL en fonction de la quantité total d’ARN amplifiable présent dans l’échantillon testé.
Le FC est le facteur que chaque laboratoire calcule et applique pour s’aligner
au standard international [3]. Le GBMHM, a promu une standardisation de
la méthode de l’EAC (Europe Againts Cancer), des critères de validation ainsi
qu’un programme de contrôle de qualité.
En 2013, les experts de l’ELN ont actualisé les critères définissant la qualité
de la réponse au traitement ainsi que les recommandations thérapeutiques.
Trois groupes de patients sont définis en fonction de leur réponse : en réponse
optimale, nécessitant une vigilance (surveillance rapprochée) ou en échec. Un
changement d’ITK est recommandé uniquement en cas d’échec.
Les critères de réponses sont définis au cours du temps et incluent des critères
hématologiques (hémogramme), cytogénétiques (nombre de mitoses Phi+) ou
moléculaires (BCR-ABL exprimé selon l’échelle internationale ou IS %). Deux
tableaux sont proposés selon que le patient est traité en première (tableau I) ou
en seconde ligne après échec de l’Imatinib.
L’évolution des recommandations de 2013 a porté sur les points suivants (non
exaustif) :
– Dans la définition d’un échec primaire en 1 re ligne, la réponse moléculaire devient enfin un critère définissant l’échec dès 6 mois (BCRABL > 10 %), une réponse cytogénétique est attendue plus précocément
dès 3 mois (Phi+ > 95 %). La réponse optimale définie par la réponse
moléculaire majeure est attendue plus précocément dès 12 mois (RMM
≤ 0,1% ou décroissance de 3 log par rapport au 100 % théorique du
diagnostic).
– Dans la définition d’un échec après 12 mois, apparaît le critère moléculaire correspondant à la perte de la réponse moléculaire majeure
confirmée sur deux tests consécutifs et dont l’un doit avoir un ratio
BCR-ABL > 1 %.
Une hausse confirmée des taux de transcrit peut évoquer une anomalie d’observance ou une perte d’efficacité du traitement secondaire à l’acquisition d’une
résistance. Un des mécanismes de résistance résulte de la sélection d’un clone
some Phi, la trisomie 8, l’isochromosome 17(q10) ou la trisomie 19 sont associés à un pronostic défavorable.
Au diagnostic, ces deux facteurs (score élevé et/ou ACA) permettent d’identifier des patients qui bénéficieront d’une surveillance biologique accrue [2].
Suivi thérapeutique
Le suivi moléculaire est réalisé par une technique de RT-PCR quantitative.
Un ratio normalisé exprimé en % IS (International Scale) est rendu au clinicien. Ce ratio correspond au nombre de copies de transcrits BCR-ABL divisé
par le nombre de copies d’ABL, multiplié par le Facteur de Conversion (FC)
et multiplié par 100 (BCR-ABL/ABL × FC × 100). Le gène de contrôle choisi
est ABL, il permet de normaliser la quantité de transcrits BCR-ABL en fonction de la quantité total d’ARN amplifiable présent dans l’échantillon testé.
Le FC est le facteur que chaque laboratoire calcule et applique pour s’aligner
au standard international [3]. Le GBMHM, a promu une standardisation de
la méthode de l’EAC (Europe Againts Cancer), des critères de validation ainsi
qu’un programme de contrôle de qualité.
En 2013, les experts de l’ELN ont actualisé les critères définissant la qualité
de la réponse au traitement ainsi que les recommandations thérapeutiques.
Trois groupes de patients sont définis en fonction de leur réponse : en réponse
optimale, nécessitant une vigilance (surveillance rapprochée) ou en échec. Un
changement d’ITK est recommandé uniquement en cas d’échec.
Les critères de réponses sont définis au cours du temps et incluent des critères
hématologiques (hémogramme), cytogénétiques (nombre de mitoses Phi+) ou
moléculaires (BCR-ABL exprimé selon l’échelle internationale ou IS %). Deux
tableaux sont proposés selon que le patient est traité en première (tableau I) ou
en seconde ligne après échec de l’Imatinib.
L’évolution des recommandations de 2013 a porté sur les points suivants (non
exaustif) :
– Dans la définition d’un échec primaire en 1 re ligne, la réponse moléculaire devient enfin un critère définissant l’échec dès 6 mois (BCRABL > 10 %), une réponse cytogénétique est attendue plus précocément
dès 3 mois (Phi+ > 95 %). La réponse optimale définie par la réponse
moléculaire majeure est attendue plus précocément dès 12 mois (RMM
≤ 0,1% ou décroissance de 3 log par rapport au 100 % théorique du
diagnostic).
– Dans la définition d’un échec après 12 mois, apparaît le critère moléculaire correspondant à la perte de la réponse moléculaire majeure
confirmée sur deux tests consécutifs et dont l’un doit avoir un ratio
BCR-ABL > 1 %.
Une hausse confirmée des taux de transcrit peut évoquer une anomalie d’observance ou une perte d’efficacité du traitement secondaire à l’acquisition d’une
résistance. Un des mécanismes de résistance résulte de la sélection d’un clone
