Génétique moléculaire des cancers : dualité hôte-tumeur 13
Fig. 2 – Exemple de CGH array. L’axe des abscisses représente les chromosomes, de 1 à X, et l’axe des
ordonnées représente les logarithmes des rapports des quantités d’ADN entre tumeur et tissu sain.
(a) Sarcome présentant des amplifications définies de certains gènes, en particulier au niveau des
chromosomes 3, 6, 9 et 12. (b) Sarcome présentant des gains et des pertes de chromosomes entiers
ou de bras de chromosomes (c) Sarcome présentant de nombreuses altérations, avec de nombreux
gains et pertes intrachromosomiques ainsi que des amplifications. Extrait de la référence [15] avec
la permission de l’éditeur.
• le nombre total de mutations est très élevé : 1 149 gènes étaient porteurs
d’une mutation sur 13 000, dont 189 gènes de cancer (122 dans cancers du
sein, 69 dans cancers du côlon) ;
• le nombre de mutations par tumeur est très élevé : il est dans les cancers du
sein de 67 mutations par tumeur en moyenne, dont 4 à 23 gènes de cancer
(moyenne : 12) ; et dans les cancers du côlon de 52, dont 3 à 18 gènes de
cancer (moyenne : 9) ;
• chaque tumeur présente un profil mutationnel original : il n’existe pas deux
tumeurs semblables et aucune tumeur n’a plus de 6 mutations d’un gène de
cancer en commun avec une autre tumeur ;
• tous les gènes déjà connus comme impliqués dans l’un ou l’autre des deux
types tumoraux ont été retrouvés mutés dans au moins une tumeur  (par
exemple TP53, KRAS, S S SMAD4, 4 4 APC, C C PIK3CA et CDC4 dans les cancers
4
du côlon) ;
Précédent

- 21/175

Suivant