136 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
Selon les préconisations du fournisseur, le ganglion est sectionné perpendiculairement au grand axe, une coupe sur deux est analysée avec le test GeneSearch™
BLN et le reste en histologie conventionnelle. Chaque ganglion est lysé, homogénéisé puis une extraction des acides nucléiques est réalisée. L’amplification
par RT PCR en temps réel de l’ARNm de la mammaglobine, de la CK19 et
d’un gène de ménage, le porphobilinogène désaminase (PBGD) constituant
un contrôle interne, est réalisée pour chaque échantillon. Ce processus d’amplification produit des séquences d’ADN à double brin nommées amplicons,
détectés avec trois sondes spécifiques couplées à des molécules fluorescentes
ayant différentes longueurs d’onde d’excitation et d’émission. La détection de
la fluorescence de chaque marqueur est réalisée automatiquement ; le rapport
final conclut à la présence de métastase si une amplification de l’ARNm de la
CK19 et/ou de la mammaglobine est détectée et à condition que la manipulation soit validée par l’amplification de l’ARNm du PBGD (contrôle de la
manipulation). Les seuils décisionnels ont été établis de manière à détecter les
métastases de plus de 0,2 mm et l’analyse finale qualitative ne distingue pas
micrométastase de macrométastase. L’analyse pour un ganglion a été optimisée
de façon à obtenir un résultat en 30 minutes (20 minutes d’amplification, et
environ 10 minutes de préparation de l’échantillon), permettant une analyse
en extemporané. La validation du test GeneSearch™ BLN a été réalisée aux
États-Unis entre juillet 2004 et décembre 2005. Deux grandes études ont été
p
menées sur plusieurs sites, la première pour déterminer les seuils décisionnels
du test moléculaire, la deuxième pour valider les seuils décisionnels établis [21,
22]. Pour ces études, les ganglions ont été analysés en coupes alternées, une
sur deux pour l’analyse histologique, l’autre pour l’analyse GeneSearch™ BLN.
L’analyse histologique a été réalisée sur chaque site de même que l’analyse
moléculaire et des coupes histologiques ont été collectées en plus pour une
analyse centralisée. La concordance des résultats de l’analyse histologique entre
deux pathologistes sur site périphérique (lecture sur les mêmes coupes) est de
98,3 %, la concordance entre les pathologistes des sites périphériques et ceux
du site central est de 92,2 % (lecture sur coupes histologiques différentes), la
concordance entre l’analyse moléculaire et l’analyse histologique centralisée de
92,3 % (analyse sur coupes différentes), ainsi la concordance du test moléculaire avec l’analyse histologique est la même que celle observée entre deux
pathologistes sur des coupes différentes. À l’institut Jules Bordet de Bruxelles,
g q
q
où le test a été rapidement utilisé en routine [23], de nouveaux seuils décisionnels ont été étudiés pour distinguer les micrométastases et les macrométastases
à partir d’une grande série de patients [24]. Une équipe anglaise a également
publié une étude intéressante montrant l’impact économique du résultat GeneSearch™ BLN en extemporané, en évitant les reprises chirurgicales pour curage
axillaire. Cette étude économique globale est très en faveur du test moléculaire
par rapport à une étude histologique du ganglion sentinelle [25].
Pourquoi ce test n’est-il plus commercialisé alors que les résultats sont très
performants pour détecter les métastases ganglionnaires ? Pour des raisons
Selon les préconisations du fournisseur, le ganglion est sectionné perpendiculairement au grand axe, une coupe sur deux est analysée avec le test GeneSearch™
BLN et le reste en histologie conventionnelle. Chaque ganglion est lysé, homogénéisé puis une extraction des acides nucléiques est réalisée. L’amplification
par RT PCR en temps réel de l’ARNm de la mammaglobine, de la CK19 et
d’un gène de ménage, le porphobilinogène désaminase (PBGD) constituant
un contrôle interne, est réalisée pour chaque échantillon. Ce processus d’amplification produit des séquences d’ADN à double brin nommées amplicons,
détectés avec trois sondes spécifiques couplées à des molécules fluorescentes
ayant différentes longueurs d’onde d’excitation et d’émission. La détection de
la fluorescence de chaque marqueur est réalisée automatiquement ; le rapport
final conclut à la présence de métastase si une amplification de l’ARNm de la
CK19 et/ou de la mammaglobine est détectée et à condition que la manipulation soit validée par l’amplification de l’ARNm du PBGD (contrôle de la
manipulation). Les seuils décisionnels ont été établis de manière à détecter les
métastases de plus de 0,2 mm et l’analyse finale qualitative ne distingue pas
micrométastase de macrométastase. L’analyse pour un ganglion a été optimisée
de façon à obtenir un résultat en 30 minutes (20 minutes d’amplification, et
environ 10 minutes de préparation de l’échantillon), permettant une analyse
en extemporané. La validation du test GeneSearch™ BLN a été réalisée aux
États-Unis entre juillet 2004 et décembre 2005. Deux grandes études ont été
p
menées sur plusieurs sites, la première pour déterminer les seuils décisionnels
du test moléculaire, la deuxième pour valider les seuils décisionnels établis [21,
22]. Pour ces études, les ganglions ont été analysés en coupes alternées, une
sur deux pour l’analyse histologique, l’autre pour l’analyse GeneSearch™ BLN.
L’analyse histologique a été réalisée sur chaque site de même que l’analyse
moléculaire et des coupes histologiques ont été collectées en plus pour une
analyse centralisée. La concordance des résultats de l’analyse histologique entre
deux pathologistes sur site périphérique (lecture sur les mêmes coupes) est de
98,3 %, la concordance entre les pathologistes des sites périphériques et ceux
du site central est de 92,2 % (lecture sur coupes histologiques différentes), la
concordance entre l’analyse moléculaire et l’analyse histologique centralisée de
92,3 % (analyse sur coupes différentes), ainsi la concordance du test moléculaire avec l’analyse histologique est la même que celle observée entre deux
pathologistes sur des coupes différentes. À l’institut Jules Bordet de Bruxelles,
g q
q
où le test a été rapidement utilisé en routine [23], de nouveaux seuils décisionnels ont été étudiés pour distinguer les micrométastases et les macrométastases
à partir d’une grande série de patients [24]. Une équipe anglaise a également
publié une étude intéressante montrant l’impact économique du résultat GeneSearch™ BLN en extemporané, en évitant les reprises chirurgicales pour curage
axillaire. Cette étude économique globale est très en faveur du test moléculaire
par rapport à une étude histologique du ganglion sentinelle [25].
Pourquoi ce test n’est-il plus commercialisé alors que les résultats sont très
performants pour détecter les métastases ganglionnaires ? Pour des raisons
