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Dans les pays industrialisés, une
famille moyenne produit près de
deux tonnes d’ordures par an. Plus
de la moitié de ces déchets sont
constitués de papiers d’emballage,
de métaux, de verre et de plastique
qui pourraient être recyclés ou
réutilisés. Aussi, près du quart
des ordures ménagères sont des
déchets de cuisine, comme des
épluchures de légumes, qu’on
pourrait transformer en compost,
un engrais naturel utilisé pour
enrichir la terre des jardins
et des champs cultivés.
Des déchets qui
n’en sont pas
La pollution des sols
Chaque année, des millions de tonnes de déchets industriels, d’ordures ménagères,
d’engrais et de pesticides sont rejetées dans la nature. Plusieurs de ces substances
ne sont pas biodégradables, c’est-à-dire qu’elles ne peuvent être décomposées par
les micro-organismes du sol. Des matières comme le métal des boîtes de conserve, le
verre et la plupart des plastiques s’accumulent ainsi dans l’environnement. Il est donc
important de les recycler et de les réutiliser au lieu de les jeter. Par ailleurs, la plupart
des polluants non biodégradables du sol proviennent des industries qui rejettent des
milliers de substances différentes ! Plusieurs de ces produits hautement toxiques
s’infiltrent dans les sols et finissent par rejoindre des cours d’eau qu’ils contaminent.
Malgré les efforts que l’on faits pour réglementer l’élimination des déchets et les
pratiques agricoles, la contamination des sols ne cesse de s’accroître partout
dans le monde.
La pollution de l’air
Depuis 200 ans, plusieurs activités humaines rejettent dans l’atmosphère des
substances polluantes dommageables pour la santé. Les moteurs des voitures et
les grandes centrales énergétiques brûlent des combustibles fossibles, tels que le
pétrole et le charbon, et laissent s’échapper dans l’air des gaz et des fumées
toxiques. Certains polluants participent à la destruction de la couche d’ozone, cette
enveloppe gazeuse qui nous protège contre les dangereux rayons ultraviolets du
Soleil. D’autres contribuent plutôt au réchauffement global en augmentant l’effet de
serre naturel de la planète. D’autres, encore, sont impliqués dans la formation de
pluies acides, un phénomène ayant des conséquences désastreuses pour les
habitants des lacs et des forêts. La pollution de l’air ne se limite pas aux régions
industrielles. La direction et la force des vents peuvent disperser les polluants vers
d’autres pays, parfois très loin de la source de pollution.
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