8 • Environnement
et développement durable
305
8.3 Analyse du cycle de vie (ACV)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Ces solutions s’imposeront si, comme on peut le redouter, dans les
années qui viennent, la teneur en CO 2 dans l’atmosphère n’est pas suffisamment contrôlée.
8.3.4 Conclusion
Par l’intermédiaire des bilans de matière et d’énergie, la thermodynamique fournit les outils pour aborder les problèmes d’environnement et de
développement durable. Les exigences nouvelles dans ces domaines
poussent au développement de nouveaux outils, l’ACV étant l’un d’eux,
qui intègrent différents aspects de bilans de matière et d’énergie. De tels
outils peuvent bien entendu être complétés par des analyses technicoéconomiques dans lesquelles des coûts sont affectés aux flux de matière
et d’énergie.
L’approche ACV développée dans l’étude de cas permet de confirmer
que la cogénération au biogaz est un puits de CO 2 . Mais à la différence
de l’approche, basée sur les bilans d’émissions en utilisant le coefficient
A – mal connu – de la cogénération au biogaz, développée dans le paragraphe 8.2.2, l’approche ACV permet une approche plus rigoureuse qui,
au travers de l’analyse des catégories d’impact, permet de déceler, et de
quantifier, les points forts et les points faibles du procédé. C’est ainsi que
le point fort essentiel mis en avant est que la cogénération au biogaz
constitue un puits de gaz à effet de serre, ce qui, compte tenu des préoccupations actuelles, est essentiel mais ceci à deux conditions :
– qu’une fraction suffisante de la chaleur produite soit utilisée;
– que la collecte des déchets s’effectue dans un rayon limité (nous avons
évalué à 100 km une distance maximale).
Les points faibles mis en avant sont également importants puisqu’ils
incitent à effectuer un traitement approprié des gaz de combustion pour
éliminer les méfaits de l’acidification et de l’eutrophisation.
L’intérêt de l’ACV permet une quantification précise des points forts et
des points faibles. Si cette approche était utilisée sur d’autres procédés,
nul doute que d’autres catégories d’impacts, non mentionnées dans cette
étude car non pertinentes dans ce cas de figure, seraient mises en avant
par la démarche.
et développement durable
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8.3 Analyse du cycle de vie (ACV)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Ces solutions s’imposeront si, comme on peut le redouter, dans les
années qui viennent, la teneur en CO 2 dans l’atmosphère n’est pas suffisamment contrôlée.
8.3.4 Conclusion
Par l’intermédiaire des bilans de matière et d’énergie, la thermodynamique fournit les outils pour aborder les problèmes d’environnement et de
développement durable. Les exigences nouvelles dans ces domaines
poussent au développement de nouveaux outils, l’ACV étant l’un d’eux,
qui intègrent différents aspects de bilans de matière et d’énergie. De tels
outils peuvent bien entendu être complétés par des analyses technicoéconomiques dans lesquelles des coûts sont affectés aux flux de matière
et d’énergie.
L’approche ACV développée dans l’étude de cas permet de confirmer
que la cogénération au biogaz est un puits de CO 2 . Mais à la différence
de l’approche, basée sur les bilans d’émissions en utilisant le coefficient
A – mal connu – de la cogénération au biogaz, développée dans le paragraphe 8.2.2, l’approche ACV permet une approche plus rigoureuse qui,
au travers de l’analyse des catégories d’impact, permet de déceler, et de
quantifier, les points forts et les points faibles du procédé. C’est ainsi que
le point fort essentiel mis en avant est que la cogénération au biogaz
constitue un puits de gaz à effet de serre, ce qui, compte tenu des préoccupations actuelles, est essentiel mais ceci à deux conditions :
– qu’une fraction suffisante de la chaleur produite soit utilisée;
– que la collecte des déchets s’effectue dans un rayon limité (nous avons
évalué à 100 km une distance maximale).
Les points faibles mis en avant sont également importants puisqu’ils
incitent à effectuer un traitement approprié des gaz de combustion pour
éliminer les méfaits de l’acidification et de l’eutrophisation.
L’intérêt de l’ACV permet une quantification précise des points forts et
des points faibles. Si cette approche était utilisée sur d’autres procédés,
nul doute que d’autres catégories d’impacts, non mentionnées dans cette
étude car non pertinentes dans ce cas de figure, seraient mises en avant
par la démarche.
