L’ÉNERGIE GRISE DES MATÉRIAUX ET DES OUVRAGES
LES GuIDES
BIo-TECh
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En conclusion, quelques choix de conception
peuvent « coûter cher » en énergie grise et
peuvent être évités ou utilisés en quantité
réduite :
> les structures entièrement béton / acier ;
> les isolants à base de polymères (polyuréthane, polystyrène) ;
> les menuiseries aluminium ;
> les revêtements de sol en moquette ;
> les faux plafonds métalliques.
Huit collèges - Le Sommer Environnement
Préambule
L’étude des impacts environnementaux des huit
collèges a été effectuée en phase concours et
sur une hypothèse de durée de vie à 80 ans avec
le logiciel ELODIE qui utilise la base de données
INIES. À ce stade des études, certaines informations sont incomplètes ou manquantes telles
que des quantités approximatives ou inconnues
de certains matériaux, l’énergie grise des équipements… Les résultats de l’étude concernent
donc uniquement les matériaux de construction
et d’aménagement.
Le logiciel ELODIE calcule l’énergie primaire totale mais ne distingue pas, pour tous les matériaux, l’énergie procédé de l’énergie matière, en
particulier pour l’enveloppe et les revêtements
intérieurs. Il n’a donc pas été possible d’analyser la part que représente l’énergie primaire
procédé dans la construction d’un bâtiment,
mais seulement l’énergie primaire totale et sa
répartition entre les trois familles.
Contexte
Huit collèges répartis en deux lots ont fait l’objet
d’un programme de restructuration pour lequel
un Conseil général de la région Île-de-France
a lancé une consultation de type partenariat
public-privé (PPP) dont l’objectif était d’atteindre
un profil environnemental globalement correct en réduisant au maximum les coûts
d’investissement. Le profil environnemental
a fixé la cible 2 (Choix des matériaux) au
niveau base. Les candidats devaient présenter
pour chaque lot un collège « zéro énergie »,
pour lequel la construction hors équipement
devait entraîner une consommation en énergie
primaire totale inférieure à la consommation en
énergie primaire du bâtiment sur une durée de 50
ans hors compensation par la production locale
d’énergie.
Description
De manière générale, les procédés constructifs
et les principes d’aménagement sont les mêmes
pour les huit collèges. Ils ont été plus ou
moins adaptés en fonction des particularités
de chacun des sites. La base commune est une
structure en béton armé de type poteau-poutre
et voiles en pré-murs isolés. À cela s’ajoutent
différents types de façade (bardage bois et/ou
enduit minéral et/ou bardage métallique et/
ou bardage polycarbonate). L’aménagement
intérieur est sensiblement le même avec des
cloisonnements en plaques de plâtre, des
revêtements de sol en PVC et carrelage, des
revêtements muraux tels que de la peinture et
du carrelage. Les équipements n’ont pas été
comptabilisés lors des calculs.
Nous pouvons constater dans les graphiques
suivants que l’énergie primaire totale des matériaux varie entre 1 630 et 2 600 kWh/m² SHON .
L’énergie primaire totale du gros œuvre (ici nommé
structure) varie entre 522 et 876 kWh/m² SHON ,
celle de l’enveloppe représente entre 599 et
1 228 kWh/m² SHON et celle de l’aménagement intérieur est comprise entre 408 et
672 kWh/m² SHON .
Ainsi l’aménagement intérieur représente la
partie la plus faible de l’énergie primaire totale.
La tendance des graphiques montre que l’enveloppe représente une plus grande part en énergie primaire totale par rapport à la structure,
bien que la différence soit faible. L’exception, le collège RAI, présente en effet
un impact légèrement plus faible
pour l’enveloppe que pour la
structure contrairement
aux autres collèges.
Figure 15 bis - Pôle œunotouristique de Saint-Christol
- Architecte mandataire : Philippe Madec. BE Développement durable : TRIBU. Photo : TRIBU
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