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> MINERGIE®, label de qualité suisse destiné
aux bâtiments neufs ou modernisés : « Ce
terme d’énergie grise désigne d’une manière
générale la consommation totale d’énergie
associée au cycle de vie d’un produit ou à
la fourniture d’un service. Il inclut tous les
processus en amont et tous les processus auxiliaires, notamment l’extraction des matières
premières, les transports, les traitements et la
fabrication. Pour un bâtiment, l’énergie grise
est la consommation totale d’énergie associée à sa construction et à sa déconstruction,
y compris les éventuels investissements au
cours du cycle de vie pour le remplacement
d’éléments arrivés au terme de leur durée
de vie. En supposant que le bâtiment et ses
éléments pris individuellement ont des durées
de vie moyennes, le calcul donne une énergie
par unité de surface et par année. L’énergie
grise d’un bâtiment ne comprend pas l’énergie
nécessaire à son exploitation et à son entretien ».
En France
> Base de données INIES : pas de mention de
l’énergie grise mais une définition précise de
l’énergie matière et de l’énergie procédé :
• Énergie matière : elle correspond à la part
de l’énergie primaire contenue dans les
matériaux entrant dans le système non
utilisés comme combustibles (par exemple
la consommation de pétrole entrant dans la
composition du produit fabriqué, le potentiel
calorifique du bois, des polymères…),
• Énergie procédé : apport d’énergie nécessaire
dans un processus élémentaire pour mettre
en œuvre le processus ou faire fonctionner
l’équipement correspondant, à l’exclusion des
entrants énergétiques de production et de
livraison de cette énergie (ISO 14040),
• Énergie primaire totale : elle représente la
somme de toutes les sources d’énergie qui
sont directement puisées dans les réserves
naturelles telles que le gaz naturel, le
pétrole, le charbon, le minerai d’aluminium,
la biomasse, l’énergie hydraulique, le soleil, le
vent, la géothermie (NF P01-010) ;
> Agence Local de l’Énergie de l’Agglomération
Lyonnaise, ALE
3
: « On appelle “énergie
grise” l’énergie nécessaire à un service, ou à
la fabrication d’un bien, incluant l’extraction
ou la récolte, la transformation, la commercialisation (emballage, transport, stockage
et vente) jusqu’au stade ultime de son élimination. On peut aussi parler de “contenu
énergétique”. » ;
> CSTB
4
: L’énergie grise est l’énergie primaire
procédé consommée tout au long du cycle de
vie d’un composant d’ouvrage ;
> Projet de norme EN 15804 de juillet 2011 :
« Contribution des ouvrages de construction
au développement durable - déclarations
environnementales sur les produits - règles
régissant les catégories de produits de
construction », vise à harmoniser les déclarations environnementales sur les produits
(DEP). Il retient comme impact environnemental pour l’énergie « Épuisement des ressources abiotiques – combustibles fossiles
5
»,
et précise que les DEP devront détailler
l’utilisation de l’énergie primaire renouvelable
et non renouvelable en tant que matière première (feedstock
6
) et en dehors de cet usage ;
3 - Les fiches techniques de l’Agence locale de l’énergie de l’agglomération lyonnaise – février 2005
4 - Source : CSTB, Dr Jacques Chevalier, Assises nationales de l’énergie grise, 15 avril 2011
5 - Ressources abiotiques = ressources non renouvelables d’origine minérale (y compris pétrole et gaz naturel, d’origine organique mais fossile). Le projet de
norme distingue l’épuisement des ressources combustibles fossiles, quantifié en MJ, et celui des autres ressources abiotiques, quantifié en équivalentsAntimoine (Sb-equ).
6 - Feedstock : énergie contenue dans un matériau combustible et susceptible d’être valorisée en fin de vie du produit contenant ce matériau par incinération
avec récupération d’énergie.
Ne sont pas compris :
• le transport à partir de l’usine de béton,
• le traitement sur le chantier,
• l’entretien éventuel pendant l’utilisation.
Le schéma montre les différents types d’énergie comptabilisés dans l’énergie grise d’un
bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie.
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