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L’analyse du cycle de vie
L’Analyse du Cycle de Vie, ACV (Life Cycle
Assessment, LCA, en anglais) d’un produit ou
d’une activité humaine consiste à identifier son
empreinte environnementale, en quatre étapes,
selon la norme internationale ISO 14 :
> la définition des objectifs et du champ de
l’étude ;
> le recueil des données d’inventaire : quantification des ressources naturelles mobilisées et
des émissions rejetées dans le milieu naturel
(air, eau, sols) ;
> l’évaluation des impacts sur l’environnement
de ces consommations et émissions ;
> l’interprétation des résultats obtenus en fonction des objectifs initiaux.
La norme internationale ISO s’applique en
France par la norme NF P 01-010. Contrairement
aux normes ISO qui fixent un cadre minimal sans
limiter le champ de l’étude, la norme française
fixe des règles précises quant à l’élaboration de
l’AVC (liste d’impacts, modèles énergétiques,
modèles de transport, flux de matières et d’énergies, flux négligeables à prendre en compte).
Les résultats de l’évaluation s’expriment pour
les produits de construction suivant la norme
NF P 01-010, selon 10 indicateurs d’impact :
consommation d’énergie primaire renouvelable
et non renouvelable, consommation d’eau,
production de déchets solides, épuisement des
ressources naturelles, changement climatique,
destruction de la couche d’ozone, acidification
atmosphérique, formation d’ozone photochimique, pollution de l’air et pollution de l’eau.
Selon la série de normes ISO 14040, l’ACV est
la « compilation et l’évaluation des consommations d’énergie, des utilisations de matières
premières, et des rejets dans l’environnement,
ainsi que l’évaluation de l’impact potentiel sur
l’environnement associé à un produit, ou un
procédé, ou un service, sur la totalité de son
cycle de vie ».
Les unités
Unité fonctionnelle
Elle permet de comparer des matériaux à service
rendu identique et non pas à quantité identique.
Selon l’ISO 14040, c’est la performance quantifiée d’un système de produits destiné à être
utilisé comme unité de référence dans une
analyse du cycle de vie.
Selon le Comité technique de la base de données INIES, il s’agit de l’unité de compte à
laquelle va se référer le bilan environnemental
ou ACV. On choisit, par exemple, le m
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en œuvre
pour un produit de couverture, un produit de
cloisonnement ou un mur, le mètre linéaire pour
une canalisation, l’unité pour un équipement…
L’unité fonctionnelle dépend du service rendu
par le produit étudié. Elle est définie pour la
durée de vie typique du produit. Elle comprend
l’ensemble des constituants du produit y compris les emballages. Le déclarant doit fournir la
liste des produits complémentaires nécessaires
à la mise en œuvre du produit (par exemple,
systèmes de fixation comme les vis, colles…).
Selon les cas, ces produits complémentaires
peuvent ou non être intégrés dans l’ACV.
Selon la norme EN 15 804 : « L’unité fonctionnelle, utilisée comme dénominateur, sert de
base pour l’addition des flux de matières et
des impacts environnementaux pour n’importe
laquelle des étapes du cycle de vie et de leurs
modules relatifs au produit de construction ou
au service de construction. L’unité fonctionnelle
d’un produit de construction est fondée sur :
> l’utilisation fonctionnelle ou les caractéristiques de performance pertinentes quantifiées
du produit de construction lorsqu’il est intégré dans le bâtiment, en tenant compte de
l’équivalent fonctionnel du bâtiment ;
> la durée de vie de référence (DVR) du produit
ou la durée de vie requise du bâtiment dans
des conditions d’utilisation définies.
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