À ce constat, on peut ajouter une réflexion sur la
mobilisation de la ressource renouvelable. Pour
l’éolien ou l’hydroélectricité, la puissance disponible est limitée sur un même flux et consommer
cette énergie réduit la quantité disponible pour
d’autres usages. En revanche, poser un panneau
photovoltaïque sur un toit ou une façade n’empêche pas les autres d’en faire autant donc cela
ne réduit pas la ressource pour les autres.
3.3 - Autres impacts
de l’énergie
Épuisement des ressources
On a aujourd’hui conscience de la limite des réserves en pétrole, en gaz et en charbon. Cependant, à mesure qu’on les utilise, et à cause du
coût croissant de ces ressources, on découvre de
nouveaux gisements, plus difficile à atteindre.
On améliore les techniques de forage, de raffinage, etc. mais cela a un coût environnemental,
humain, financier, énergétique et d’émission de
gaz à effet de serre de plus en plus important.
Émission de gaz à effet de serre
La combustion d’énergie fossile est la première
activité humaine responsable de l’émission de gaz
à effet de serre. Cela représente, selon l’ Agence
Internationale de l’Énergie, 29 381 millions
de tonnes de CO 2 en 2008.
Le schéma ci-après montre les émissions de gaz
à effet de serre par kWh d’énergie finale pour
plusieurs énergies.
Impact sur les paysages
et les écosystèmes
> Pour les énergies fossiles, il s’accroît à mesure
que l’on cherche à atteindre des gisements
fossiles de plus en plus inaccessibles : marées
noires, destruction des sites, pollution par les
techniques d’investigation ou de collecte (gaz
de schiste), transport passage des pipe-lines ;
> pour les énergies renouvelables, il y a aussi un
impact des installations : transformation des
paysages, des écosystèmes et des populations
locales pour les barrages hydrauliques, transformation des paysages pour les éoliennes et
le photovoltaïque à grande échelle ;
> le transport de l’énergie produite de manière
centralisée (lignes haute tension aériennes)
transforme le paysage.
Impact sur la santé et la sécurité
> Production de déchets nucléaires concentrés
et diffus, rejets gazeux et liquides, notamment lors du retraitement ;
> risques pour le vivant et l’homme dus aux
radiations « normales » et accidentelles ;
> champs électromagnétiques d’extrêmement
basse fréquence émis par les lignes haute
tension et les transformateurs.
L’énergie avec le meilleur bilan environnemental est celle que l’on ne consomme pas
(negaWatt).
Figure 2 : Émissions de gaz à effet de serre en équivalent CO 2 par kWh d’énergie finale pour différentes
énergies – Source : Bruno Peuportier, Centre Énergétique
et Procédés, MINES ParisTech
Figure 3 : Équivalences en déchets radioactifs par kWh
final pour différentes énergies – Source : Bruno Peuportier, Centre Énergétique et Procédés MINES ParisTech
L’ÉNERGIE GRISE DES MATÉRIAUX ET DES OUVRAGES
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