9. Co nc lus ion
et pe rs pe ct ive s
9.1 - Des outils
et méthodes à développer
et à s’approprier
L’analyse que nous avons pu faire des bases de
données et outils disponibles montre que nous
avons encore affaire à des bases de données
incomplètes et à un foisonnement d’outils qui
correspondent à un sujet encore jeune. L’évolution de ces éléments et de leur usage est
sous la responsabilité de chacun des acteurs
de la construction :
> les maîtres d’œuvre et assistants à
maîtrise d’ouvrage qui doivent faire un
véritable travail d’analyse pour identifier les
bases de données et outils les plus fiables
et les plus pertinents pour leurs opérations,
apprendre à les utiliser et les utiliser effectivement. La partie 6 de ce guide a réalisé ce
travail long et pointu pour permettre à nos
lecteurs de faire un choix rapide en toute
connaissance de cause. Ils doivent aussi
inciter les industriels à fournir les informations sur leurs produits et faire parfois des
choix délicats entre des produits avec des
données environnementales disponibles,
mais pas toujours vérifiées et des produits
innovants ou artisanaux sans aucune donnée
d’impact environnemental ;
> les fabricants qui doivent prendre
conscience qu’il est essentiel d’œuvrer sur
l’ensemble des consommations et fournir
des données environnementales fiables sur
leurs produits ;
> les pouvoirs publics : fournir une Fiche de
Déclarations Environnementales et Sanitaires n’est pas obligatoire. Quand cela le
sera-t-il ? De plus, il y a aussi une question
d’équité et d’aide au développement des
filières économes en énergie grise : tous les
fabricants n’ont pas forcément les moyens
financiers de réaliser ces fiches. Enfin, quand
la valeur d’énergie grise devra-t-elle être
affichée au même titre que la consommation
en exploitation ?
> les usagers qui doivent accepter des critères
esthétiques nouveaux, la mise en commun
d’espaces ;
> les maîtres d’ouvrage qui doivent fixer des
exigences et donner les moyens, surtout en
temps et en réflexion, de les atteindre.
9.2 - L’énergie grise dans
les labels et la réglementation : ça commence !
Certains maîtres d’ouvrage incluent des
objectifs chiffrés pour l’énergie grise dans
leurs cahiers des charges. Par exemple :
> la Ville de Lausanne pour le quartier durable
des Plaines-du-Loup : 100 MJ/m
2
A E .an pour
les bâtiments neufs logements ou bureaux,
soit 2 224 kWh/m
2
A E sur les 80 ans de durée
de vie de ces bâtiments ;
> la Région Bourgogne dans son appel à projet
de 2008-2009 sur les bâtiments à faible empreinte écologique : de 1200 à 1500 kWhep/
m
2
selon les performances énergétiques
visées pour les bâtiments.
L’ÉNERGIE GRISE DES MATÉRIAUX ET DES OUVRAGES
107
et pe rs pe ct ive s
9.1 - Des outils
et méthodes à développer
et à s’approprier
L’analyse que nous avons pu faire des bases de
données et outils disponibles montre que nous
avons encore affaire à des bases de données
incomplètes et à un foisonnement d’outils qui
correspondent à un sujet encore jeune. L’évolution de ces éléments et de leur usage est
sous la responsabilité de chacun des acteurs
de la construction :
> les maîtres d’œuvre et assistants à
maîtrise d’ouvrage qui doivent faire un
véritable travail d’analyse pour identifier les
bases de données et outils les plus fiables
et les plus pertinents pour leurs opérations,
apprendre à les utiliser et les utiliser effectivement. La partie 6 de ce guide a réalisé ce
travail long et pointu pour permettre à nos
lecteurs de faire un choix rapide en toute
connaissance de cause. Ils doivent aussi
inciter les industriels à fournir les informations sur leurs produits et faire parfois des
choix délicats entre des produits avec des
données environnementales disponibles,
mais pas toujours vérifiées et des produits
innovants ou artisanaux sans aucune donnée
d’impact environnemental ;
> les fabricants qui doivent prendre
conscience qu’il est essentiel d’œuvrer sur
l’ensemble des consommations et fournir
des données environnementales fiables sur
leurs produits ;
> les pouvoirs publics : fournir une Fiche de
Déclarations Environnementales et Sanitaires n’est pas obligatoire. Quand cela le
sera-t-il ? De plus, il y a aussi une question
d’équité et d’aide au développement des
filières économes en énergie grise : tous les
fabricants n’ont pas forcément les moyens
financiers de réaliser ces fiches. Enfin, quand
la valeur d’énergie grise devra-t-elle être
affichée au même titre que la consommation
en exploitation ?
> les usagers qui doivent accepter des critères
esthétiques nouveaux, la mise en commun
d’espaces ;
> les maîtres d’ouvrage qui doivent fixer des
exigences et donner les moyens, surtout en
temps et en réflexion, de les atteindre.
9.2 - L’énergie grise dans
les labels et la réglementation : ça commence !
Certains maîtres d’ouvrage incluent des
objectifs chiffrés pour l’énergie grise dans
leurs cahiers des charges. Par exemple :
> la Ville de Lausanne pour le quartier durable
des Plaines-du-Loup : 100 MJ/m
2
A E .an pour
les bâtiments neufs logements ou bureaux,
soit 2 224 kWh/m
2
A E sur les 80 ans de durée
de vie de ces bâtiments ;
> la Région Bourgogne dans son appel à projet
de 2008-2009 sur les bâtiments à faible empreinte écologique : de 1200 à 1500 kWhep/
m
2
selon les performances énergétiques
visées pour les bâtiments.
L’ÉNERGIE GRISE DES MATÉRIAUX ET DES OUVRAGES
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