Les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL) sont également entreposés
avant la mise en place de la filière de stockage, ils comprennent :
• les gaines et éléments de structure des assemblages combustible après séparation
de la matière nucléaire lors du traitement,
• les déchets technologiques (pinces et appareillages divers) issus de l’exploitation
et de la maintenance des installations nucléaires et contaminés de façon significative
par des éléments radioactifs de longue période.
Les déchets de haute activité à vie longue (HAVL) correspondent aux produits de fission
et actinides mineurs qui ont été séparés des matières recyclables (uranium et plutonium)
lors du traitement du combustible usé. Après vitrification, ces déchets sont entreposés
pour décroissance thermique, ils seront ensuite stockés en couche géologique profonde
(à ce jour, seuls les colis de verre de faible puissance thermique pourraient être mis en
stockage).
A fin 2007, la répartition en volume et en activité des déchets produits en France est
(source Andra) :
56
Mémento sur l’énergie 2014 - CEA
L’industrie électronucléaire actuelle génère environ 12 000 m 3 /an de déchets TFA&FMA-VC
et 500 m 3 /an de déchets MA&HA-VL (dans l’inventaire actuel, les déchets FA-VL et une
partie des déchets MA-VL résultent d’anciennes activités).
La gestion des déchets radioactifs
L’utilisation des propriétés des radioéléments, que ce soit pour la production d’énergie, la
recherche nucléaire, l’industrie ou la santé, génère des déchets. Les exploitants améliorent continuellement leurs installations afin de réduire en volume et en activité ces
déchets. En France, plusieurs milliers de personnes travaillent à leur gestion (tri, traitement, conditionnement, transport, entreposage ou stockage) selon des procédures et des
méthodes codifiées et sous le contrôle des autorités publiques.
La gestion à long terme des déchets TFA & FMA-VC est assurée par leur stockage dans
des sites géologiques adaptés existants. Pour les autres filières, la loi du 30 décembre
1991, dite « loi Bataille » du nom de son rapporteur à l’Assemblée Nationale, prescrivait 15
ans de recherche suivant 3 axes :
1. La séparation et à la transmutation des éléments radioactifs à vie longue,
2. Le stockage en couche géologique profonde,
3. L’entreposage de longue durée.
Le CEA a mis ses efforts en commun avec d’autres partenaires, et notamment l’Andra pour
remettre au gouvernement, en juin 2005, les rapports finaux sur ces 15 années de recherche.
Au terme d’un débat public, une nouvelle loi de programme relative à la gestion durable
des matières et déchets radioactifs a été votée le 28 juin 2006. Elle :
• maintient les recherches dans le domaine de la séparation-transmutation afin d’en
% en volume
% en activité
TFA et FMA-VC
89,0
inférieur à 0,03 %
FA-VL
7,2
inférieur à 0,01 %
MA-VL
3,6
5
HA-VL
0,2
95
avant la mise en place de la filière de stockage, ils comprennent :
• les gaines et éléments de structure des assemblages combustible après séparation
de la matière nucléaire lors du traitement,
• les déchets technologiques (pinces et appareillages divers) issus de l’exploitation
et de la maintenance des installations nucléaires et contaminés de façon significative
par des éléments radioactifs de longue période.
Les déchets de haute activité à vie longue (HAVL) correspondent aux produits de fission
et actinides mineurs qui ont été séparés des matières recyclables (uranium et plutonium)
lors du traitement du combustible usé. Après vitrification, ces déchets sont entreposés
pour décroissance thermique, ils seront ensuite stockés en couche géologique profonde
(à ce jour, seuls les colis de verre de faible puissance thermique pourraient être mis en
stockage).
A fin 2007, la répartition en volume et en activité des déchets produits en France est
(source Andra) :
56
Mémento sur l’énergie 2014 - CEA
L’industrie électronucléaire actuelle génère environ 12 000 m 3 /an de déchets TFA&FMA-VC
et 500 m 3 /an de déchets MA&HA-VL (dans l’inventaire actuel, les déchets FA-VL et une
partie des déchets MA-VL résultent d’anciennes activités).
La gestion des déchets radioactifs
L’utilisation des propriétés des radioéléments, que ce soit pour la production d’énergie, la
recherche nucléaire, l’industrie ou la santé, génère des déchets. Les exploitants améliorent continuellement leurs installations afin de réduire en volume et en activité ces
déchets. En France, plusieurs milliers de personnes travaillent à leur gestion (tri, traitement, conditionnement, transport, entreposage ou stockage) selon des procédures et des
méthodes codifiées et sous le contrôle des autorités publiques.
La gestion à long terme des déchets TFA & FMA-VC est assurée par leur stockage dans
des sites géologiques adaptés existants. Pour les autres filières, la loi du 30 décembre
1991, dite « loi Bataille » du nom de son rapporteur à l’Assemblée Nationale, prescrivait 15
ans de recherche suivant 3 axes :
1. La séparation et à la transmutation des éléments radioactifs à vie longue,
2. Le stockage en couche géologique profonde,
3. L’entreposage de longue durée.
Le CEA a mis ses efforts en commun avec d’autres partenaires, et notamment l’Andra pour
remettre au gouvernement, en juin 2005, les rapports finaux sur ces 15 années de recherche.
Au terme d’un débat public, une nouvelle loi de programme relative à la gestion durable
des matières et déchets radioactifs a été votée le 28 juin 2006. Elle :
• maintient les recherches dans le domaine de la séparation-transmutation afin d’en
% en volume
% en activité
TFA et FMA-VC
89,0
inférieur à 0,03 %
FA-VL
7,2
inférieur à 0,01 %
MA-VL
3,6
5
HA-VL
0,2
95
