deux régions, les taux de fécondité, déjà relativement bas (proches de 3 en 2010), vont diminuer et
atteindre respectivement 1,9 et 2,2 d’ici 2050 ;
• une explosion démographique entre ces deux régions, avec une augmentation de la population
d’ environ 160 %. Ces régions vont voir leurs taux de fécondité, actuellement très élevés (entre 5,4 et 6,2),
diminuer drastiquement, mais rester néanmoins relativement hauts à l’horizon 2050 (entre 3 et 3,6).
L’Afrique sera démographiquement plus importante sur le plan mondial : sa population représentera
25 % de la population mondiale en 2050, contre seulement 15 % en 2010. De plus, parmi les dix pays les plus
peuplés en 2050, deux seront africains : le Nigeria et l’éthiopie, avec respectivement 440 et 188 millions
d’habitants (contre 177 et 97 millions en 2014).
L’urbanisation va progresser sur l’ensemble du continent : le taux d’urbanisation passera de 40 % en
2014 à 56 % en 2050. Si la population sera majoritairement urbaine en Afrique en 2050, cela ne sera pas vrai
pour toutes les régions : ainsi l’Afrique de l’Est restera en grande partie rurale (avec un taux d’urbanisation de
44 % en 2050, celui des autres régions étant compris entre 60 % et 75 %). Sur les 13 pays majoritairement
ruraux en 2050, seuls 3 ne seront pas en Afrique de l’Est : le Tchad, le Swaziland et le Niger.
B. Demande en énergie
• Demande en énergie primaire
La demande en énergie primaire est très faible en Afrique. Mais plusieurs facteurs laissent envisager
une augmentation de cette demande : l’augmentation de l’urbanisation du continent, un développement de
l’économie africaine, l’émergence d’une classe moyenne consommatrice d’énergie…
Comme cela a été précédemment évoqué, la demande en énergie primaire au niveau mondial va fortement
augmenter : ainsi entre 2012 et 2050, cette demande augmentera entre 23 et 74 %, suivant le scénario considéré.
Cette augmentation sera plus importante en Afrique. L’ADEA prévoit que la demande en énergie
primaire, qui était en 2012 de 31 EJ (740 Mtep), atteindra en 2050 65 EJ (1 560 Mtep) dans le scénario « New
Policies », et pourrait approcher les 74 EJ (1 760 Mtep) si les mesures envisagées dans le scénario « African
Century Case » étaient mises en œuvres. L’augmentation serait donc comprise entre 110 et 140 %.
• Demande en électricité
La production électrique annuelle africaine devrait connaître une très forte augmentation, comprise entre
310 % et 430 %, suivant le scénario considéré (contre 70 % à 140 % au niveau mondial). Elle atteindrait ainsi
en 2050 entre 3 000 et 3 800 TWh (respectivement pour les scénarios « New Policies » et « African Century Case»).
C. La situation en Afrique du Nord
• Demande en énergie primaire et mix énergétique
En se basant sur l’étude de l’AIE, la demande en énergie primaire ne devrait augmenter que de 90 %
entre 2012 et 2050, pour atteindre 13,7 EJ (326 Mtep) d’après les projections effectuées par l’ADEA, contre 7,2
EJ en 2012 (171 Mtep environ).
Concernant le mix énergétique, l’Afrique du Nord connaît une situation très différente de celle du reste
de l’Afrique. La biomasse ne représente que 2,3 % du mix énergétique en 2012, contre plus de 61 % en Afrique
subsaharienne. Le pétrole et le gaz sont les énergies sur lesquelles repose le mix énergétique nord-africain,
représentant, ensemble, plus de 93 % du mix énergétique en 2012.
Les énergies fossiles resteront majoritaires en 2050, avec une part d’ environ 79 % en 2050, contre près
de 96 % en 2012. Le pétrole perdra sa place de première énergie, sa part baissant de 48 % à 30 % du mix
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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