C. Mix énergétique
Les combustibles fossiles, pétrole, gaz naturel et charbon, assurent aujourd’hui de l’ordre de 82 % de
l’énergie (biomasse comprise) utilisée dans le monde. Cela pose deux problèmes importants : les problèmes
environnementaux associés à l’utilisation de ces énergies, et le fait qu’il n’existe sur Terre qu’une quantité
limitée d’énergies fossiles. Ces deux éléments laissent penser que, à terme, la part des énergies fossiles dans
le mix énergétique devrait diminuer. Cette baisse est annoncée par tous les scénarios, mais ces derniers sont
partagés concernant l’ampleur de cette baisse.
Le mix énergétique en 2050 reposera toujours principalement sur les énergies fossiles. Même si leur
importance relative diminue, elle reste très supérieure à celle des énergies renouvelables. Les énergies fossiles
représentent entre 49 % et 80 % de la demande en énergie primaire totale (contre 82 % en 2012).
L’énergie hydraulique garde dans tous les scénarios une importance limitée dans le mix énergétique
mondial de 2050 (moins de 5 %). L’énergie nucléaire stagne, sauf dans les scénarios dans lesquels ce sont les
pouvoirs publics qui ont le plus d’influence sur les questions énergétiques (scénarios « Montagnes » de Shell,
« Symphonie » du CME et projection 2050 du scénario « 450 » de l’AIE) : le nucléaire atteint dans ces scénarios
une part dans le mix énergétique comprise entre 10 et 13 %, contre environ 5 % actuellement.
Enfin, la part des énergies renouvelables (hors énergie hydraulique : biomasse, éolien, solaire,
géothermie…) dans le mix énergétique augmente : elle atteindra entre 13 et 34 %, contre seulement 11 %
actuellement.
Il faut néanmoins garder à l’esprit que ces organismes font des projections en fonction des
connaissances dont ils disposent actuellement. Le mix énergétique en 2050 sera influencé par des facteurs
qu’ on ne peut pas prévoir avec précision, comme par exemple les instabilités régionales (terrorisme, rejet d’une
technologie par les populations locales…) ou les avancées scientifiques (amélioration du stockage de
l’électricité, maîtrise de la fusion nucléaire…).
2. Enseignement des études sur la situation de l’Afrique en 2050
3
Commençons par résumer ce que nous avons vu dans la partie précédente :
• la population mondiale va croître, et atteindra probablement entre 8,3 et 10,9 milliards de personnes ;
• la demande en énergie primaire va augmenter, tout comme la production d’électricité ;
• le mix énergétique sera toujours basé sur les énergies fossiles, mais la part des énergies
renouvelables va progresser.
Comment va s’insérer l’Afrique dans ce cadre mondial ? Du fait de la faiblesse (ou l’extrême faiblesse)
des produits intérieurs bruts par tête sur une grande partie du continent, la porte est ouverte à un rattrapage
rapide comme en ont connu d’autres régions du monde (l’Asie par exemple). De plus, rappelons que les
ressources en énergie sont globalement sous-exploitées sur le continent : énergie hydraulique, énergie solaire,
énergie de la biomasse abondante dans les zones les plus arrosées, pétrole et gaz dont la prospection a
commencé plus tard que sur les autres continents et qui est loin d’être terminée, de sorte que de nouvelles
ressources pourraient jouer un rôle plus important à l’échelle mondiale au cours des prochaines décennies.
Ce chapitre s’appuiera principalement sur la partie consacrée à l’Afrique de l’étude World Energy
Outlook, de l’AIE. Dans cette partie, nommée « Africa Energy Outlook », l’AIE considère deux scénarios : le scénario
« New Policies », qui a déjà été présenté précédemment et que l’AIE considère comme étant le plus probable
parmi ses scénarios mondiaux, et le scénario « African Century Case ». Dans ce scénario, l’AIE suppose que les
3 Sauf mention contraire, le découpage géographique utilisé dans cette partie sera celui de l’AIE (cf. annexe).
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 74 •
Les combustibles fossiles, pétrole, gaz naturel et charbon, assurent aujourd’hui de l’ordre de 82 % de
l’énergie (biomasse comprise) utilisée dans le monde. Cela pose deux problèmes importants : les problèmes
environnementaux associés à l’utilisation de ces énergies, et le fait qu’il n’existe sur Terre qu’une quantité
limitée d’énergies fossiles. Ces deux éléments laissent penser que, à terme, la part des énergies fossiles dans
le mix énergétique devrait diminuer. Cette baisse est annoncée par tous les scénarios, mais ces derniers sont
partagés concernant l’ampleur de cette baisse.
Le mix énergétique en 2050 reposera toujours principalement sur les énergies fossiles. Même si leur
importance relative diminue, elle reste très supérieure à celle des énergies renouvelables. Les énergies fossiles
représentent entre 49 % et 80 % de la demande en énergie primaire totale (contre 82 % en 2012).
L’énergie hydraulique garde dans tous les scénarios une importance limitée dans le mix énergétique
mondial de 2050 (moins de 5 %). L’énergie nucléaire stagne, sauf dans les scénarios dans lesquels ce sont les
pouvoirs publics qui ont le plus d’influence sur les questions énergétiques (scénarios « Montagnes » de Shell,
« Symphonie » du CME et projection 2050 du scénario « 450 » de l’AIE) : le nucléaire atteint dans ces scénarios
une part dans le mix énergétique comprise entre 10 et 13 %, contre environ 5 % actuellement.
Enfin, la part des énergies renouvelables (hors énergie hydraulique : biomasse, éolien, solaire,
géothermie…) dans le mix énergétique augmente : elle atteindra entre 13 et 34 %, contre seulement 11 %
actuellement.
Il faut néanmoins garder à l’esprit que ces organismes font des projections en fonction des
connaissances dont ils disposent actuellement. Le mix énergétique en 2050 sera influencé par des facteurs
qu’ on ne peut pas prévoir avec précision, comme par exemple les instabilités régionales (terrorisme, rejet d’une
technologie par les populations locales…) ou les avancées scientifiques (amélioration du stockage de
l’électricité, maîtrise de la fusion nucléaire…).
2. Enseignement des études sur la situation de l’Afrique en 2050
3
Commençons par résumer ce que nous avons vu dans la partie précédente :
• la population mondiale va croître, et atteindra probablement entre 8,3 et 10,9 milliards de personnes ;
• la demande en énergie primaire va augmenter, tout comme la production d’électricité ;
• le mix énergétique sera toujours basé sur les énergies fossiles, mais la part des énergies
renouvelables va progresser.
Comment va s’insérer l’Afrique dans ce cadre mondial ? Du fait de la faiblesse (ou l’extrême faiblesse)
des produits intérieurs bruts par tête sur une grande partie du continent, la porte est ouverte à un rattrapage
rapide comme en ont connu d’autres régions du monde (l’Asie par exemple). De plus, rappelons que les
ressources en énergie sont globalement sous-exploitées sur le continent : énergie hydraulique, énergie solaire,
énergie de la biomasse abondante dans les zones les plus arrosées, pétrole et gaz dont la prospection a
commencé plus tard que sur les autres continents et qui est loin d’être terminée, de sorte que de nouvelles
ressources pourraient jouer un rôle plus important à l’échelle mondiale au cours des prochaines décennies.
Ce chapitre s’appuiera principalement sur la partie consacrée à l’Afrique de l’étude World Energy
Outlook, de l’AIE. Dans cette partie, nommée « Africa Energy Outlook », l’AIE considère deux scénarios : le scénario
« New Policies », qui a déjà été présenté précédemment et que l’AIE considère comme étant le plus probable
parmi ses scénarios mondiaux, et le scénario « African Century Case ». Dans ce scénario, l’AIE suppose que les
3 Sauf mention contraire, le découpage géographique utilisé dans cette partie sera celui de l’AIE (cf. annexe).
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 74 •
