adea
État des lieux
• 51 •
1.5.5.1.2 Le gaz
Les centrales dites à cycle combiné ont de nombreux avantages : faible coût de construction,
rendement élevé, absence de pollution. C’est une solution à recommander dans les pays disposant de
ressources en gaz et d’un marché d’une taille suffisante (Algérie, égypte, Nigeria). C’est également une solution
pour des pays comme le Maroc, pour les pays proches du Nigeria (West Africa Gas Pipeline), pour le
Mozambique et la Tanzanie.
1.5.5.1.3. Le charbon
L’essentiel de la production d’électricité en Afrique du Sud provient du charbon. La société nationale
Eskom dispose de 27 centrales électriques dont 13 centrales au charbon pour une capacité installée totale de
42 GW (85 % de sa capacité de génération). L’impact environnemental est toutefois extrêmement important.
1.5.5.1.4 Le nucléaire
à long terme, le nucléaire peut s’inscrire comme une alternative énergétique pour le continent. Seule
l’Afrique du Sud dispose actuellement de centrales nucléaires mais d’autres pays travaillent à l’élaboration
d’un programme nucléaire. Pour ce faire, l’Algérie a mis en place en 2011 un institut algérien de formation en
génie nucléaire chargé de former des ingénieurs et des techniciens et d’étudier la faisabilité d’un premier
réacteur de 1000 MW pour 2025. Il permettrait à l’Algérie de répondre à la demande annuelle croissante en
électricité du pays, supérieure à 10 % sur les dernières années, et de réduire sa dépendance énergétique grâce
à ses réserves d’uranium non négligeables.
En Afrique de l’Ouest, le nucléaire est envisagé par certains pays afin de répondre aux besoins
énergétiques. L’Agence internationale atomique de l’énergie (AIAE) accompagne le Nigeria, qui possède un
programme de recherche nucléaire depuis 1976. La proximité du Niger, important producteur d’uranium
(environ 4 % de la production mondiale), permettrait d’envisager la construction de centrales. Le Niger
demande depuis 2012 une régionalisation du nucléaire au sein de la Cédéao.
Néanmoins, le nucléaire ne peut être envisagé sans un réseau de distribution développé. La
construction de centrales nucléaires en Afrique nécessite par conséquent une forte volonté politique et/ou
une coopération régionale. Par ailleurs, la capacité des pays africains à sécuriser les installations et à traiter
les déchets radioactifs doit être étudiée au préalable.
1.5.5.1.5 Les sources d’énergie alternatives
Gaz, charbon et nucléaire restent des modes conventionnels d’alimentation en électricité dont l’Afrique
subsaharienne pourrait se servir, pour diminuer l’importance du pétrole dans ses approvisionnements
énergétiques, tout en les sécurisant. Mais le recours aux énergies renouvelables présente aussi de très
intéressantes perspectives.
• L’hydroélectrique
L’Afrique est le continent qui renferme le plus grand potentiel hydroélectrique non exploité au
monde. Celui-ci représente 12 % du potentiel mondial. Ce potentiel est essentiellement localisé en Afrique
centrale, particulièrement au Congo-Kinshasa (50 % du potentiel africain), au Cameroun, dans la région du
Nil (cf. paragraphe énergie en Afrique de l’Est), au Mozambique et également en Guinée. Pourtant, en termes
de production, le continent reste à la marge. Il ne produit, en effet, qu’une part faible de l’énergie
hydroélectrique mondiale, et n’utilise que 7 % de son important potentiel. L’exploitation de ce potentiel
hydraulique offrirait une énergie « propre » et des coûts unitaires de production faibles ; elle nécessite
néanmoins des installations conséquentes (barrages) et coûteuses pour lesquelles les investissements font
défaut, à l’image des centrales au gaz. Cependant l’installation de mini-barrages moins coûteux et adaptés
à la population rurale doit être envisagée.
État des lieux
• 51 •
1.5.5.1.2 Le gaz
Les centrales dites à cycle combiné ont de nombreux avantages : faible coût de construction,
rendement élevé, absence de pollution. C’est une solution à recommander dans les pays disposant de
ressources en gaz et d’un marché d’une taille suffisante (Algérie, égypte, Nigeria). C’est également une solution
pour des pays comme le Maroc, pour les pays proches du Nigeria (West Africa Gas Pipeline), pour le
Mozambique et la Tanzanie.
1.5.5.1.3. Le charbon
L’essentiel de la production d’électricité en Afrique du Sud provient du charbon. La société nationale
Eskom dispose de 27 centrales électriques dont 13 centrales au charbon pour une capacité installée totale de
42 GW (85 % de sa capacité de génération). L’impact environnemental est toutefois extrêmement important.
1.5.5.1.4 Le nucléaire
à long terme, le nucléaire peut s’inscrire comme une alternative énergétique pour le continent. Seule
l’Afrique du Sud dispose actuellement de centrales nucléaires mais d’autres pays travaillent à l’élaboration
d’un programme nucléaire. Pour ce faire, l’Algérie a mis en place en 2011 un institut algérien de formation en
génie nucléaire chargé de former des ingénieurs et des techniciens et d’étudier la faisabilité d’un premier
réacteur de 1000 MW pour 2025. Il permettrait à l’Algérie de répondre à la demande annuelle croissante en
électricité du pays, supérieure à 10 % sur les dernières années, et de réduire sa dépendance énergétique grâce
à ses réserves d’uranium non négligeables.
En Afrique de l’Ouest, le nucléaire est envisagé par certains pays afin de répondre aux besoins
énergétiques. L’Agence internationale atomique de l’énergie (AIAE) accompagne le Nigeria, qui possède un
programme de recherche nucléaire depuis 1976. La proximité du Niger, important producteur d’uranium
(environ 4 % de la production mondiale), permettrait d’envisager la construction de centrales. Le Niger
demande depuis 2012 une régionalisation du nucléaire au sein de la Cédéao.
Néanmoins, le nucléaire ne peut être envisagé sans un réseau de distribution développé. La
construction de centrales nucléaires en Afrique nécessite par conséquent une forte volonté politique et/ou
une coopération régionale. Par ailleurs, la capacité des pays africains à sécuriser les installations et à traiter
les déchets radioactifs doit être étudiée au préalable.
1.5.5.1.5 Les sources d’énergie alternatives
Gaz, charbon et nucléaire restent des modes conventionnels d’alimentation en électricité dont l’Afrique
subsaharienne pourrait se servir, pour diminuer l’importance du pétrole dans ses approvisionnements
énergétiques, tout en les sécurisant. Mais le recours aux énergies renouvelables présente aussi de très
intéressantes perspectives.
• L’hydroélectrique
L’Afrique est le continent qui renferme le plus grand potentiel hydroélectrique non exploité au
monde. Celui-ci représente 12 % du potentiel mondial. Ce potentiel est essentiellement localisé en Afrique
centrale, particulièrement au Congo-Kinshasa (50 % du potentiel africain), au Cameroun, dans la région du
Nil (cf. paragraphe énergie en Afrique de l’Est), au Mozambique et également en Guinée. Pourtant, en termes
de production, le continent reste à la marge. Il ne produit, en effet, qu’une part faible de l’énergie
hydroélectrique mondiale, et n’utilise que 7 % de son important potentiel. L’exploitation de ce potentiel
hydraulique offrirait une énergie « propre » et des coûts unitaires de production faibles ; elle nécessite
néanmoins des installations conséquentes (barrages) et coûteuses pour lesquelles les investissements font
défaut, à l’image des centrales au gaz. Cependant l’installation de mini-barrages moins coûteux et adaptés
à la population rurale doit être envisagée.
