n Orientations possibles :
n développer le gaz naturel et favoriser son utilisation locale ;
n investir dans l’exploration gazière ;
n diversifier le bouquet énergétique.
1.4.1.3 Gaz de pétrole liquéfié (GPL)
La consommation de GPL est importante dans la plupart des pays et en particulier au Maroc (qui importe),
en Algérie (qui récupère des quantités importantes de GPL à partir de la production de gaz naturel), et en égypte.
n Orientations possibles :
n au Maroc, étudier des moyens de stockage massifs de GPL pour réduire les coûts de logistique ;
n en Algérie et en égypte, où les disponibilités sont abondantes, rechercher des niches d’utilisation
(transport ...) pour libérer d’autres énergies.
1.4.1.4 Électricité
Le taux d’accès à l’électricité approche 100 % dans tous les pays sauf au Soudan.
Le Comelec dispose d’une capacité installée de 54 GW
38 avec une interconnexion Maroc-Algérie-Tunisie en état
de marche et une connexion Tunisie-Libye rencontrant des difficultés techniques. On dénombre deux
connexions entre le Maroc et l’Algérie, cinq connexions entre l’Algérie et la Tunisie, trois connexions entre la
Tunisie et la Libye et deux connexions entre la Libye et l’Egypte.
Depuis 1997, le Maghreb est aussi connecté à l’Europe par deux câbles de transport (750 MW) entre
le Maroc et l’Espagne. Cette capacité doit être renforcée à l’horizon 2020 par la pose d’un troisième câble qui
devrait porter la capacité globale d’échange à 1 000 MW. Une autre interconnexion de 1000 MW est prévue
entre l’Italie et la Tunisie. L’Algérie prévoit des interconnexions avec l’Espagne (vers Almeria) et l’Italie (via la
Sicile). L’Algérie, le Maroc et la Tunisie sont reliées par une ligne de 400 kV. Les échanges existent et sont
équilibrés. Les plans pour l’avenir prévoient d’harmoniser le marché électrique du Maghreb avec ceux de
l’Union Européenne ce qui permettra des exportations d’électricité (par exemple d’origine gaz, voire solaire)
du Maghreb vers l’Europe mais également, des importations (le Maroc importe de l’électricité d’Espagne
actuellement). Lancé en 2010 et créé officiellement en 2011 dans le cadre du plan solaire méditerranéen, le
consortium industriel Medgrid cherche à promouvoir le développement d’un réseau d’interconnexion entre
l’Europe et les pays du sud et de l’est de la mer Méditerranée à l’horizon 2020-2025.
D’autres interconnexions du Maghreb vers la Libye, vers l’égypte et la Mauritanie sont des pistes à
envisager à moyen terme.
Cependant les échanges réalisés entre les pays du Maghreb restent faibles. En 2012, seulement 155
GWh ont été échangés, soit 0,1 % de la consommation électrique de la région.
n Orientations possibles :
n soutenir les efforts d’interconnexion et d’harmonisation des réseaux ;
n augmenter les échanges entre pays du Maghreb.
1.4.1.5 Énergies renouvelables
La production d’électricité hydraulique est importante en égypte (Barrage d’Assouan).
Malgré l’ échec du projet Desertec qui consistait à installer dans le Sahara une capacité de production d’ électricité
solaire capable de couvrir entre 15 et 20 % des besoins européens, l’énergie solaire se développe. Ainsi, le
Maroc estime son potentiel solaire à 5kWh/m2 (rayonnement moyen) et a lancé fin 2009 un projet visant la
38 Pida, Étude pour le programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida), Perspectives pour 2040.
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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