adea
État des lieux
• 31 •
1.4 La situation par régions
La situation mérite d’être analysée région par région.
• En Afrique du Nord, la consommation d’énergie repose essentiellement sur le pétrole et le gaz.
L’ électricité est largement produite à partir de gaz en Algérie (où le gaz couvre 97 % de la demande en électricité)
et en égypte. Le développement de l’hydroélectricité est possible sur le Nil mais l’égypte est en conflit avec
l’éthiopie où la construction du barrage « Renaissance » d’une capacité de 6 000 MW est en cours.
Les pays d’Afrique du Nord disposent pour la plupart de réacteurs nucléaires de recherche et ont lancé des
programmes de construction de réacteurs. Si la Tunisie a annoncé en septembre 2013 l’abandon du projet
32 ,
l’Algérie et l’égypte se tournent vers la Russie pour le développement de leur programme nucléaire civil. La
capacité unitaire d’un réacteur est généralement très élevée comparée à la capacité totale installée dans le
pays. Le développement du nucléaire passe donc par davantage de coopération entre les pays de la région
pour permettre une meilleure intégration de l’énergie nucléaire.
• En Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud), la biomasse reste l’énergie de base. Sa
consommation doit et peut être fortement diminuée par l’utilisation de foyers améliorés (rendements de 30 à
40 % contre 5 à 10 % pour l’utilisation traditionnelle). Le pétrole reste l’ énergie commerciale la plus importante,
y compris pour la production d’électricité. Les alternatives sont le gaz naturel dont de nombreux gisements
ont été découverts (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est) et l’hydroélectricité (Afrique centrale,
Afrique de l’Est). La capacité installée de production d’électricité est de 34 GW
33
.
32 Déclaration de Noura LAMOUSSI, directrice générale de l’Agence nationale de maitrise de l’énergie (ANME), 19 septembre 2013
33 L’électricité au cœur des défis Africains, Christine Heuraux, Karthala, 2010
Le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire, la mise en place d’incitations financières
sont privilégiés par ce programme.
Afin de renforcer le cadre institutionnel, l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME) a été
créé en 1986 sous la tutelle du Ministère de l’industrie dont la fonction est de mettre en œuvre la
politique de l’État dans le domaine de la maitrise de l’énergie.
Elle intervient notamment sur la coordination et l’exécution des programmes nationaux de maitrise
de l’énergie, la proposition d’un cadre juridique et réglementaire et la gestion du Fonds national de
maitrise de l’énergie (FNME).
En tant que mécanisme incitatif, le FNME encourage les projets d’investissements dans le domaine
de la maitrise de l’énergie. Son financement est réalisé par des taxes sur la première immatriculation
des voitures de tourisme et de l’importation ou de la production locale d’appareils pour le
conditionnement de l’air.
Les aides financières du FNME sont accompagnées d’avantages fiscaux comme l’application de droits
de douane minimum et la suspension de la TVA sur les équipements et produits utilisés pour la
maitrise de l’énergie acquis sur le territoire tunisien ou importés sous réserve qu’ils n’aient pas
d’équivalents au niveau local. Le FNME est soutenu par l’Agence Française de Développement et la
Banque mondiale qui lui ont chacune accordé une ligne de crédit de respectivement 40 et 45 millions
d’euros.
L’ANME agit notamment par le bais de contrats programmes. Il s’agit de contrats signés par les
entreprises du secteur de l’industrie, des transports et du tertiaire à la suite d’un audit énergétique.
Les établissements s’engagent à réaliser les travaux d’économie de l’énergie en échange de quoi ils
bénéficient de subventions de la part du FNME.
Le programme de promotion des lampes à basse consommation mis en place par l’ANME a permis
une économie de 294 MWh en 2010.
L’intensité énergétique a connu une baisse annuelle de 1,6 % sur la période 1990-2011.
État des lieux
• 31 •
1.4 La situation par régions
La situation mérite d’être analysée région par région.
• En Afrique du Nord, la consommation d’énergie repose essentiellement sur le pétrole et le gaz.
L’ électricité est largement produite à partir de gaz en Algérie (où le gaz couvre 97 % de la demande en électricité)
et en égypte. Le développement de l’hydroélectricité est possible sur le Nil mais l’égypte est en conflit avec
l’éthiopie où la construction du barrage « Renaissance » d’une capacité de 6 000 MW est en cours.
Les pays d’Afrique du Nord disposent pour la plupart de réacteurs nucléaires de recherche et ont lancé des
programmes de construction de réacteurs. Si la Tunisie a annoncé en septembre 2013 l’abandon du projet
32 ,
l’Algérie et l’égypte se tournent vers la Russie pour le développement de leur programme nucléaire civil. La
capacité unitaire d’un réacteur est généralement très élevée comparée à la capacité totale installée dans le
pays. Le développement du nucléaire passe donc par davantage de coopération entre les pays de la région
pour permettre une meilleure intégration de l’énergie nucléaire.
• En Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud), la biomasse reste l’énergie de base. Sa
consommation doit et peut être fortement diminuée par l’utilisation de foyers améliorés (rendements de 30 à
40 % contre 5 à 10 % pour l’utilisation traditionnelle). Le pétrole reste l’ énergie commerciale la plus importante,
y compris pour la production d’électricité. Les alternatives sont le gaz naturel dont de nombreux gisements
ont été découverts (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est) et l’hydroélectricité (Afrique centrale,
Afrique de l’Est). La capacité installée de production d’électricité est de 34 GW
33
.
32 Déclaration de Noura LAMOUSSI, directrice générale de l’Agence nationale de maitrise de l’énergie (ANME), 19 septembre 2013
33 L’électricité au cœur des défis Africains, Christine Heuraux, Karthala, 2010
Le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire, la mise en place d’incitations financières
sont privilégiés par ce programme.
Afin de renforcer le cadre institutionnel, l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME) a été
créé en 1986 sous la tutelle du Ministère de l’industrie dont la fonction est de mettre en œuvre la
politique de l’État dans le domaine de la maitrise de l’énergie.
Elle intervient notamment sur la coordination et l’exécution des programmes nationaux de maitrise
de l’énergie, la proposition d’un cadre juridique et réglementaire et la gestion du Fonds national de
maitrise de l’énergie (FNME).
En tant que mécanisme incitatif, le FNME encourage les projets d’investissements dans le domaine
de la maitrise de l’énergie. Son financement est réalisé par des taxes sur la première immatriculation
des voitures de tourisme et de l’importation ou de la production locale d’appareils pour le
conditionnement de l’air.
Les aides financières du FNME sont accompagnées d’avantages fiscaux comme l’application de droits
de douane minimum et la suspension de la TVA sur les équipements et produits utilisés pour la
maitrise de l’énergie acquis sur le territoire tunisien ou importés sous réserve qu’ils n’aient pas
d’équivalents au niveau local. Le FNME est soutenu par l’Agence Française de Développement et la
Banque mondiale qui lui ont chacune accordé une ligne de crédit de respectivement 40 et 45 millions
d’euros.
L’ANME agit notamment par le bais de contrats programmes. Il s’agit de contrats signés par les
entreprises du secteur de l’industrie, des transports et du tertiaire à la suite d’un audit énergétique.
Les établissements s’engagent à réaliser les travaux d’économie de l’énergie en échange de quoi ils
bénéficient de subventions de la part du FNME.
Le programme de promotion des lampes à basse consommation mis en place par l’ANME a permis
une économie de 294 MWh en 2010.
L’intensité énergétique a connu une baisse annuelle de 1,6 % sur la période 1990-2011.
