adea
État des lieux
• 25 •
1.2.3 Le défi climatique
Le continent africain est, plus que les autres continents, sensible au changement climatique. Si le
développement économique immédiat est une priorité africaine, la Banque africaine de développement (BAD)
rappelle dans son programme de 2011 qu’elle doit nécessairement s’accompagner des préoccupations
environnementales
20
. La promotion des énergies vertes est aujourd’hui devenue une réalité en Afrique alors
que le continent est régulièrement touché par des périodes de sécheresse ou d’inondations. La Banque
africaine de développement émet depuis octobre 2013 des obligations vertes. Il s’agit de titres visant à soutenir
l’Afrique dans sa transition vers une croissance à faible émission de carbone et résiliente au changement
climatique.
Les impacts majeurs du changement climatique
21 en Afrique sont :
• la montée des eaux ayant de graves conséquences pour des villes côtières comme Alexandrie, SaintLouis, Abidjan ou Douala ;
• la baisse des précipitations et l’allongement des périodes de sécheresse qui affectent déjà la bande
sahélienne, et menacent la sécurité alimentaire mais surtout l’accès à l’eau potable ;
• de très fortes précipitations engendrant des inondations spectaculaires comme ca a été le cas dans
la ville de Ouagadougou en 2009 et 2013 ;
• le redéveloppement de la Malaria dans des zones où cette maladie mortelle avait partiellement voire
complètement disparu.
• L’accroissement du nombre de réfugiés climatiques.
Figure 3 - Exemple de simulation de la montée des eaux de un mètre dans une ville en 2100
22
1.2.3.1 Responsabilité commune et différenciée
La Convention cadre de l’ONU pour la lutte contre le changement climatique (CCNUCC) signée par 161
pays à Rio en 1992 définit une responsabilité commune de tous les états mais différenciée selon l’historicité
des émissions de gaz à effet de serre de chacun d’entre eux. Si le continent africain est responsable de moins
de 3,8 % des émissions mondiales cumulées (contre environ 25 % chacun pour les états-Unis et l’Union
européenne), cette réalité cache d’ énormes disparités. Certains pays émettent des quantités significatives de C0 2 .
Par exemple l’Afrique du Sud émet 9 tonnes (t) C0 2 /an/hab. (32
e pays le plus émetteur) et la Libye 9,8 t
C0 2 , (29
e pays), alors que la moyenne des émissions mondiales est aux alentours de 5 t C0 2 , , celle de l’UE est
à 8,4 t C0 2 et que le Cameroun est à 0,4 t C0 2 , le Burkina à 0,1 t C0 2
23 .
19 BP Statistical Review 2014
20 World Energy Outlook 2014, AIE
21 Politique du Secteur de l’Énergie du Groupe de la BAD, 2011
22 Un mètre de montée des eaux représente six millions de paysans affectés (4500 km²) (5e rapport du GIEC)
Aujourd’hui
En 2100
État des lieux
• 25 •
1.2.3 Le défi climatique
Le continent africain est, plus que les autres continents, sensible au changement climatique. Si le
développement économique immédiat est une priorité africaine, la Banque africaine de développement (BAD)
rappelle dans son programme de 2011 qu’elle doit nécessairement s’accompagner des préoccupations
environnementales
20
. La promotion des énergies vertes est aujourd’hui devenue une réalité en Afrique alors
que le continent est régulièrement touché par des périodes de sécheresse ou d’inondations. La Banque
africaine de développement émet depuis octobre 2013 des obligations vertes. Il s’agit de titres visant à soutenir
l’Afrique dans sa transition vers une croissance à faible émission de carbone et résiliente au changement
climatique.
Les impacts majeurs du changement climatique
21 en Afrique sont :
• la montée des eaux ayant de graves conséquences pour des villes côtières comme Alexandrie, SaintLouis, Abidjan ou Douala ;
• la baisse des précipitations et l’allongement des périodes de sécheresse qui affectent déjà la bande
sahélienne, et menacent la sécurité alimentaire mais surtout l’accès à l’eau potable ;
• de très fortes précipitations engendrant des inondations spectaculaires comme ca a été le cas dans
la ville de Ouagadougou en 2009 et 2013 ;
• le redéveloppement de la Malaria dans des zones où cette maladie mortelle avait partiellement voire
complètement disparu.
• L’accroissement du nombre de réfugiés climatiques.
Figure 3 - Exemple de simulation de la montée des eaux de un mètre dans une ville en 2100
22
1.2.3.1 Responsabilité commune et différenciée
La Convention cadre de l’ONU pour la lutte contre le changement climatique (CCNUCC) signée par 161
pays à Rio en 1992 définit une responsabilité commune de tous les états mais différenciée selon l’historicité
des émissions de gaz à effet de serre de chacun d’entre eux. Si le continent africain est responsable de moins
de 3,8 % des émissions mondiales cumulées (contre environ 25 % chacun pour les états-Unis et l’Union
européenne), cette réalité cache d’ énormes disparités. Certains pays émettent des quantités significatives de C0 2 .
Par exemple l’Afrique du Sud émet 9 tonnes (t) C0 2 /an/hab. (32
e pays le plus émetteur) et la Libye 9,8 t
C0 2 , (29
e pays), alors que la moyenne des émissions mondiales est aux alentours de 5 t C0 2 , , celle de l’UE est
à 8,4 t C0 2 et que le Cameroun est à 0,4 t C0 2 , le Burkina à 0,1 t C0 2
23 .
19 BP Statistical Review 2014
20 World Energy Outlook 2014, AIE
21 Politique du Secteur de l’Énergie du Groupe de la BAD, 2011
22 Un mètre de montée des eaux représente six millions de paysans affectés (4500 km²) (5e rapport du GIEC)
Aujourd’hui
En 2100
