adea
État des lieux
• 23 •
Le continent connaît également une forte croissance des investissements directs étrangers (IDE). Ainsi,
le montant des IDE en Afrique a été multiplié par 9,7 sur la période 1995-2013, passant de 5,9 milliards à 57
milliards de dollars. Cette croissance est bien plus importante que dans d’autres régions comme l’Amérique du
Sud ou l’Asie de l’Est et du Sud-Est (voir Figure 1). Toutefois, l’Afrique ne représente encore que 4 % des IDE à l’ échelle
mondiale
12 . De plus, cette croissance est très inégale et varie selon les régions, comme le montre la Figure 2.
Figure 1 - Les investissements directs étrangers en Afrique
Figure 2 - Évolution des IDE dans trois régions du monde
Si la pauvreté a reculé, 48,5 % de la population d’Afrique subsaharienne vit avec moins de 1,25 dollar
par jour, avec des écarts importants entre les pays. Ceci se reflète dans la consommation d’énergie : un Africain
consomme 0,7 tep en moyenne (tonnes d’équivalent pétrole) par an, contre près de sept tep par an pour un
Américain et 4,3 tep par an pour les pays de l’OCDE. Mais encore une fois, il existe un important écart à
l’intérieur du continent. Si en Afrique du Sud la consommation est de 2,8 tep par habitant et par an, en Afrique
de l’Ouest elle est de 0,3 tep/h/an alors que la moyenne mondiale se situe à 1,9 tep par an et par individu
13 .
L’énergie est à la fois source et conséquence du développement. L’accès à l’énergie, gage de conditions
de vie décentes, est aussi un puissant levier de développement pour l’économie et les industries locales.
L’accès à l’électricité est tout particulièrement important. Or le taux d’accès à l’électricité, proche de
100 % en Afrique du Nord et supérieur à 95 % en République d’Afrique du Sud est beaucoup plus faible dans
le reste de l’Afrique subsaharienne. Malgré une population de 1,2 milliard, la consommation d’électricité en
Afrique ne représentait que 3 % de la consommation mondiale en 2011
14 . Ce manque d’accès à l’énergie
constitue un frein à la réalisation des OMD
15 et à la réduction de la pauvreté.
12 Global Trend Monitor, n°15, 28 janvier 2014
13 Key World Energy Statistics, IEA, 2013
14 Statistiques mondiales : http://www.statistiques-mondiales.com/afrique.htm
1 100
1 000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
1995
1998
2001
2004
2007
2010
2013
Afrique
Amérique
du Sud
Asie de
l’Est et du
Sud-Est
IIDE (en millions de $
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
2003
2005
2007
2009
2011
2013
Afrique du
Nord
Afrique de
l’Ouest
Afrique
Centrale
Afrique de
l’Est
Afrique
Australe
IIDE (en millions de $
État des lieux
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Le continent connaît également une forte croissance des investissements directs étrangers (IDE). Ainsi,
le montant des IDE en Afrique a été multiplié par 9,7 sur la période 1995-2013, passant de 5,9 milliards à 57
milliards de dollars. Cette croissance est bien plus importante que dans d’autres régions comme l’Amérique du
Sud ou l’Asie de l’Est et du Sud-Est (voir Figure 1). Toutefois, l’Afrique ne représente encore que 4 % des IDE à l’ échelle
mondiale
12 . De plus, cette croissance est très inégale et varie selon les régions, comme le montre la Figure 2.
Figure 1 - Les investissements directs étrangers en Afrique
Figure 2 - Évolution des IDE dans trois régions du monde
Si la pauvreté a reculé, 48,5 % de la population d’Afrique subsaharienne vit avec moins de 1,25 dollar
par jour, avec des écarts importants entre les pays. Ceci se reflète dans la consommation d’énergie : un Africain
consomme 0,7 tep en moyenne (tonnes d’équivalent pétrole) par an, contre près de sept tep par an pour un
Américain et 4,3 tep par an pour les pays de l’OCDE. Mais encore une fois, il existe un important écart à
l’intérieur du continent. Si en Afrique du Sud la consommation est de 2,8 tep par habitant et par an, en Afrique
de l’Ouest elle est de 0,3 tep/h/an alors que la moyenne mondiale se situe à 1,9 tep par an et par individu
13 .
L’énergie est à la fois source et conséquence du développement. L’accès à l’énergie, gage de conditions
de vie décentes, est aussi un puissant levier de développement pour l’économie et les industries locales.
L’accès à l’électricité est tout particulièrement important. Or le taux d’accès à l’électricité, proche de
100 % en Afrique du Nord et supérieur à 95 % en République d’Afrique du Sud est beaucoup plus faible dans
le reste de l’Afrique subsaharienne. Malgré une population de 1,2 milliard, la consommation d’électricité en
Afrique ne représentait que 3 % de la consommation mondiale en 2011
14 . Ce manque d’accès à l’énergie
constitue un frein à la réalisation des OMD
15 et à la réduction de la pauvreté.
12 Global Trend Monitor, n°15, 28 janvier 2014
13 Key World Energy Statistics, IEA, 2013
14 Statistiques mondiales : http://www.statistiques-mondiales.com/afrique.htm
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Afrique
Amérique
du Sud
Asie de
l’Est et du
Sud-Est
IIDE (en millions de $
25 000
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Afrique du
Nord
Afrique de
l’Ouest
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Centrale
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l’Est
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Australe
IIDE (en millions de $
