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42 L’électronégativité
1. EN QUELQUES MOTS…
L’électronégativité, notée c (khi), représente l’aptitude d’un élément à attirer vers lui les
électrons lorsqu’il est engagé dans une liaison covalente. L’électronégativité ne peut pas être
mesurée directement. Plusieurs échelles ont été proposées dont les échelles de Mulliken et de
Pauling.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Regardons les définitions de l’électronégativité suivant Mulliken et Pauling, ainsi que les
conséquences qui en découlent (caractère ionique d’une liaison et moment dipolaire).
c La première définition de l’électronégativité a été donnée par Mulliken. Elle s’exprime
comme étant la moyenne de l’énergie de première ionisation E.I 1 et de l’affinité électronique A.E.
c L’échelle de Pauling est la plus utilisée par les chimistes. L’électronégativité est exprimée
à partir de propriétés énergétiques des molécules diatomiques. Par convention, l’électronégativité du fluor (élément le plus électronégatif) est fixée à 4. Les autres valeurs en
découlent.
On constate que l’électronégativité croit lorsque l’on se déplace de la gauche vers la droite
et du bas vers le haut de la classification périodique (Fiche 41).
Bien qu’empirique, l’électronégativité constitue une notion fondamentale en chimie, en
particulier pour l’étude des composés moléculaires.
Dans une molécule diatomique A—B, considérons l’atome B comme étant plus électronégatif
que A [c(B) > c(A)]. Une telle molécule est qualifiée de polaire. Ainsi, les électrons de la
liaison sont délocalisés vers l’atome B. Pour signifier ce déplacement d’électrons vers l’atome
le plus électronégatif, les atomes portent une charge appelée charge partielle notée d. Ainsi,
la molécule diatomique se note :
d représente une fraction de la charge élémentaire e=1,6.10 –19 C, avec 0 < d < 1. La charge partielle
effective de A est + q = + d ¥ e, tandis que la charge partielle effective de B est – q = – d ¥ e.
Cette notion de charge partielle mesure le caractère ionique de la liaison :
c Si d = 0, la liaison est apolaire, 100 % covalente : ni A ni B n’attirent les électrons de la liaison.
c Si d = 1, la liaison est parfaitement ionique. Il y a alors un transfert d’électrons de A vers B.
Les atomes deviennent des ions A + B – .
Ces deux échelles sont à peu près concordantes et il existe une formule pour passer
d’une échelle à l’autre.
χ
E.I 1 A.E.
+
2
-------------------------=
A
+ δ
B
−δ
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42 L’électronégativité
1. EN QUELQUES MOTS…
L’électronégativité, notée c (khi), représente l’aptitude d’un élément à attirer vers lui les
électrons lorsqu’il est engagé dans une liaison covalente. L’électronégativité ne peut pas être
mesurée directement. Plusieurs échelles ont été proposées dont les échelles de Mulliken et de
Pauling.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Regardons les définitions de l’électronégativité suivant Mulliken et Pauling, ainsi que les
conséquences qui en découlent (caractère ionique d’une liaison et moment dipolaire).
c La première définition de l’électronégativité a été donnée par Mulliken. Elle s’exprime
comme étant la moyenne de l’énergie de première ionisation E.I 1 et de l’affinité électronique A.E.
c L’échelle de Pauling est la plus utilisée par les chimistes. L’électronégativité est exprimée
à partir de propriétés énergétiques des molécules diatomiques. Par convention, l’électronégativité du fluor (élément le plus électronégatif) est fixée à 4. Les autres valeurs en
découlent.
On constate que l’électronégativité croit lorsque l’on se déplace de la gauche vers la droite
et du bas vers le haut de la classification périodique (Fiche 41).
Bien qu’empirique, l’électronégativité constitue une notion fondamentale en chimie, en
particulier pour l’étude des composés moléculaires.
Dans une molécule diatomique A—B, considérons l’atome B comme étant plus électronégatif
que A [c(B) > c(A)]. Une telle molécule est qualifiée de polaire. Ainsi, les électrons de la
liaison sont délocalisés vers l’atome B. Pour signifier ce déplacement d’électrons vers l’atome
le plus électronégatif, les atomes portent une charge appelée charge partielle notée d. Ainsi,
la molécule diatomique se note :
d représente une fraction de la charge élémentaire e=1,6.10 –19 C, avec 0 < d < 1. La charge partielle
effective de A est + q = + d ¥ e, tandis que la charge partielle effective de B est – q = – d ¥ e.
Cette notion de charge partielle mesure le caractère ionique de la liaison :
c Si d = 0, la liaison est apolaire, 100 % covalente : ni A ni B n’attirent les électrons de la liaison.
c Si d = 1, la liaison est parfaitement ionique. Il y a alors un transfert d’électrons de A vers B.
Les atomes deviennent des ions A + B – .
Ces deux échelles sont à peu près concordantes et il existe une formule pour passer
d’une échelle à l’autre.
χ
E.I 1 A.E.
+
2
-------------------------=
A
+ δ
B
−δ
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