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La chimie et le sport
épreuves ne progressent plus
depuis vingt ans (Figure 28).
5.3. Limites physiologiques
et luttes contre la stagnation
Dans les années qui suivent
la chute du mur de Berlin,
de nombreux entraîneurs
est-européens
s’installent
en Chine. Alors que le record
du monde du 3 000 mètres
féminin est établi depuis dix
ans, et que les meilleurs
performances fl uctuent peu
chaque année, autour d’une
moyenne stable, cinq performances vont surpasser l’ancien record du monde. Elles
sont toutes établies le même
jour, au même endroit, lors
de la même épreuve : cinq
athlètes chinoises vont en
effet battre ce record en
une course, ce qui ne s’est
jamais vu dans cette discipline ni dans aucune autre
épreuve depuis 1896 et ne se
verra plus depuis. Comment
expliquer l’apparition brutale
d’une
physiologie
aussi
atypique ? S’agirait-il d’une
progression
généralisable,
quoique surprenante, à l’ensemble de l’espèce ? La
réalité est bien plus prosaïque
et la suite des événements
montrera une autre tendance
puisque des phénomènes
analogues se reproduiront en
1994 en natation, en 1997 sur
le 1 500 mètres féminin avec
neuf athlètes chinoises parmi
les dix meilleures mondiales
puis avec l’exclusion de l’ensemble des équipes masculines d’aviron ou féminine de
demi-fond russes avant les
Jeux de Pékin.
Ponctuellement, des pratiques
illicites, qu’on pourrait qualifi er de « dopage technologique », peuvent avoir des
impacts très forts, que le
bon sens permet parfois de
suspecter mais que confi rme
maintenant la mesure de leur
degré d’atypicité. Ce n’est
pas sans danger vital pour
l’athlète. Même une course
phare comme le 100 mètres
féminin, à évolution régulière
selon la double exponentielle
déjà connue, arrive à une
limite, un plancher, autour de
10,9 secondes. Il n’y a, depuis
vingt ans, quasiment plus de
progression des dix meilleures
athlètes mondiales. Reste
e (m)
Distance
Modèle de Gompertz
Figure 28
Évolution (A) et modélisation selon
le modèle de Gompertz (B) de
l’évolution des performances au
lancer du poids féminin.
B
A
La chimie et le sport
épreuves ne progressent plus
depuis vingt ans (Figure 28).
5.3. Limites physiologiques
et luttes contre la stagnation
Dans les années qui suivent
la chute du mur de Berlin,
de nombreux entraîneurs
est-européens
s’installent
en Chine. Alors que le record
du monde du 3 000 mètres
féminin est établi depuis dix
ans, et que les meilleurs
performances fl uctuent peu
chaque année, autour d’une
moyenne stable, cinq performances vont surpasser l’ancien record du monde. Elles
sont toutes établies le même
jour, au même endroit, lors
de la même épreuve : cinq
athlètes chinoises vont en
effet battre ce record en
une course, ce qui ne s’est
jamais vu dans cette discipline ni dans aucune autre
épreuve depuis 1896 et ne se
verra plus depuis. Comment
expliquer l’apparition brutale
d’une
physiologie
aussi
atypique ? S’agirait-il d’une
progression
généralisable,
quoique surprenante, à l’ensemble de l’espèce ? La
réalité est bien plus prosaïque
et la suite des événements
montrera une autre tendance
puisque des phénomènes
analogues se reproduiront en
1994 en natation, en 1997 sur
le 1 500 mètres féminin avec
neuf athlètes chinoises parmi
les dix meilleures mondiales
puis avec l’exclusion de l’ensemble des équipes masculines d’aviron ou féminine de
demi-fond russes avant les
Jeux de Pékin.
Ponctuellement, des pratiques
illicites, qu’on pourrait qualifi er de « dopage technologique », peuvent avoir des
impacts très forts, que le
bon sens permet parfois de
suspecter mais que confi rme
maintenant la mesure de leur
degré d’atypicité. Ce n’est
pas sans danger vital pour
l’athlète. Même une course
phare comme le 100 mètres
féminin, à évolution régulière
selon la double exponentielle
déjà connue, arrive à une
limite, un plancher, autour de
10,9 secondes. Il n’y a, depuis
vingt ans, quasiment plus de
progression des dix meilleures
athlètes mondiales. Reste
e (m)
Distance
Modèle de Gompertz
Figure 28
Évolution (A) et modélisation selon
le modèle de Gompertz (B) de
l’évolution des performances au
lancer du poids féminin.
B
A
