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La chimie et le sport
Comment
fonctionne
ce
moteur biologique ? L’une de
ses bases réside dans l’interaction entre l’actine et
la myosine, deux protéines
contractiles situées dans nos
muscles et responsables de
sa contraction lors de toute
activité physique. Le carburant de ce moteur est l’ATP
que nous fournissent les mitochondries, principaux sites de
production énergétique et de
respiration cellulaire, mais
aussi du calcium fourni par
l’alimentation (Encart : « La
contraction musculaire »). Des
cycles de contraction moléculaire s’instaurent, provoquent un raccourcissement
progressif des cellules myocytaires
9 , jusqu’à la contraction
de l’ensemble du muscle.
Mais ce n’est pas le seul
moteur nécessaire dans la
course au record. Lors d’efforts intenses, on observe
la production d’une endorphine sécrétée par deux
glandes du cerveau, l’hypophyse et l’hypothalamus.
Comme
toute
morphine,
elle a une forte capacité
analgésique permettant de
remplacer par une sensation de bien-être la douleur
inhérente à toute tentative
de dépassement des limites.
Ainsi, ce rôle des endorphines
libérées dans la synapse
entre deux cellules lors du
dialogue neuronal (Figure 2)
sera l’élément primordial de
la récompense, la motivation, le moteur psychologique
poussant les uns et les autres
à se dépasser pour un titre de
champion olympique comme
9. Le myocyte est l’unité cellulaire
élémentaire du muscle.
Neuromédiateurs
(endorphines)
Récepteur
Synapse
Neurone
Figure 2
Au cours du dialogue neuronal,
les endorphines, sécrétées par
l’hypophyse et l’hypothalamus,
sont transmises d’un neurone
à l’autre par fi xation sur les
récepteurs du neurone
post-synaptique.
Figure 1
L’athlète jamaïcain Usain Bolt,
après sa victoire et son deuxième
record du monde sur cent
mètres, le 16 août 2008 aux Jeux
olympiques de Pékin.
1
Énergie et plaisir :
la mécanique
de la performance
Existe-t-il une biologie spécifi que du sportif ? Les lois fondamentales du vivant auxquelles
sont soumis les humains, et
donc les athlètes, ne sont
évidemment pas remises en
question. La biologie de la
performance répond à une
quête de maximisation, à la
limite des capacités de l’espèce. Usain Bolt (Figure 1),
lors de ses derniers records
du monde, montre l’extraordinaire aisance dans le développement de ces capacités,
la joie qu’elles lui procurent et
qu’il sait partager.
Quel est le moteur qui permet
d’accéder à de telles performances ? Quelle en est l’alchimie ? L’énergie ou le
plaisir ? On peut le voir comme
une résultante de ce que le
moteur moléculaire met en
place et de ce que l’énergie
permet de diffuser à l’intérieur
de cette étonnante mécanique
pour un bénéfi ce immédiat :
celui du plaisir ressenti.
La chimie et le sport
Comment
fonctionne
ce
moteur biologique ? L’une de
ses bases réside dans l’interaction entre l’actine et
la myosine, deux protéines
contractiles situées dans nos
muscles et responsables de
sa contraction lors de toute
activité physique. Le carburant de ce moteur est l’ATP
que nous fournissent les mitochondries, principaux sites de
production énergétique et de
respiration cellulaire, mais
aussi du calcium fourni par
l’alimentation (Encart : « La
contraction musculaire »). Des
cycles de contraction moléculaire s’instaurent, provoquent un raccourcissement
progressif des cellules myocytaires
9 , jusqu’à la contraction
de l’ensemble du muscle.
Mais ce n’est pas le seul
moteur nécessaire dans la
course au record. Lors d’efforts intenses, on observe
la production d’une endorphine sécrétée par deux
glandes du cerveau, l’hypophyse et l’hypothalamus.
Comme
toute
morphine,
elle a une forte capacité
analgésique permettant de
remplacer par une sensation de bien-être la douleur
inhérente à toute tentative
de dépassement des limites.
Ainsi, ce rôle des endorphines
libérées dans la synapse
entre deux cellules lors du
dialogue neuronal (Figure 2)
sera l’élément primordial de
la récompense, la motivation, le moteur psychologique
poussant les uns et les autres
à se dépasser pour un titre de
champion olympique comme
9. Le myocyte est l’unité cellulaire
élémentaire du muscle.
Neuromédiateurs
(endorphines)
Récepteur
Synapse
Neurone
Figure 2
Au cours du dialogue neuronal,
les endorphines, sécrétées par
l’hypophyse et l’hypothalamus,
sont transmises d’un neurone
à l’autre par fi xation sur les
récepteurs du neurone
post-synaptique.
Figure 1
L’athlète jamaïcain Usain Bolt,
après sa victoire et son deuxième
record du monde sur cent
mètres, le 16 août 2008 aux Jeux
olympiques de Pékin.
1
Énergie et plaisir :
la mécanique
de la performance
Existe-t-il une biologie spécifi que du sportif ? Les lois fondamentales du vivant auxquelles
sont soumis les humains, et
donc les athlètes, ne sont
évidemment pas remises en
question. La biologie de la
performance répond à une
quête de maximisation, à la
limite des capacités de l’espèce. Usain Bolt (Figure 1),
lors de ses derniers records
du monde, montre l’extraordinaire aisance dans le développement de ces capacités,
la joie qu’elles lui procurent et
qu’il sait partager.
Quel est le moteur qui permet
d’accéder à de telles performances ? Quelle en est l’alchimie ? L’énergie ou le
plaisir ? On peut le voir comme
une résultante de ce que le
moteur moléculaire met en
place et de ce que l’énergie
permet de diffuser à l’intérieur
de cette étonnante mécanique
pour un bénéfi ce immédiat :
celui du plaisir ressenti.
