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La simplexité
La simulation mentale du
mouvement est donc un outil
bien connu du monde sportif,
et l’on possède des données
récentes sur la marche
imaginée ou les parcours
fi ctifs. Nous savons depuis un
certain nombre d’années qu’il
existe une forme d’isochronie
entre la marche imaginée et
la marche réelle, c’est-à-dire
que l’on met à peu près le
même temps pour réaliser un
parcours fi ctif ou un parcours
réel. Ce résultat a été obtenu
par différentes équipes de
chercheurs, mais nous ne
connaissons pas encore les
bases neuronales de cette
imagination qui intègre le
temps.
La Figure 16, extraite d’une
très récente étude par des
neurologues
de
Munich,
montre qu’à quelques différences près, les mêmes aires
cérébrales sont activées par
la marche réelle et la marche
imaginée. Ce magnifi que
travail de neurosciences a
nécessité la réunion d’un très
gros équipement matériel
dans le même institut, combinant l’imagerie cérébrale par
résonance magnétique et
l’imagerie cérébrale en TEP
(Tomographie par émission de
positons. Encart : « L’imagerie
fonctionnelle, ou comment
voir l’activité d’un organe »),
dans des conditions diffi ciles
sur des personnes qu’il faut
faire marcher dans un couloir
pendant une heure. C’est un
bel exemple de l’indispensable
coopération entre neurologues, psychologues, neurophysiologistes, entre autres.
1.7. Comment fonctionne
l’imagerie mentale ?
La Figure 17 montre que les
neurones de l’hippocampe
sont activés pendant la station
A
[
18
F]-FDG-TEP
IRMf
IRMf- Images mentales de la marche en IRMf
B
Figure 16
Une grande partie des mêmes
aires du cerveau est activée par
la marche réelle et la marche
imaginée [12].
A) Pendant qu’un sujet s’imagine en
train de marcher, les images d’IRM
fonctionnelle montrent l’activation
de certaines régions du cerveau
par une augmentation du signal
(en jaune, rouge), ou au contraire
la désactivation par une diminution
du signal (en bleu). Les principales
régions avec augmentation des
signaux sont : cortex préfrontal,
noyau caudé, putamen, gyrus
parahippocampique, fusiforme et
lingual, precuneus, cuneus, vermis
et lobule paramédian du cervelet,
etc.
B) Images de TEP et d’IRMf
réalisées pendant que le sujet
marche. Les principales régions
avec augmentation des signaux
sont : gyrus précentral et postcentral, gyrus parahippocampique,
fusiforme et lingual, precuneus/
cuneus et cervelet médian. Une
diminution d’activité a aussi été
observée dans certaines régions.
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