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La chimie et le sport
sous la surface de glisse et
l’apparition d’un phénomène
de succion empêchant la
glisse. C’est la raison pour
laquelle une fois l’étape de
polissage terminée, on réalise
une opération de structuration, à l’image de ce qui est fait
sur les pneumatiques, mais
en utilisant des ponceuses
à contrôle numérique pour
générer des microrugosités
orientées (Figure 17C). Ces
microrugosités
permettent d’optimiser la surface :
la surface obtenue est anisotrope
66 : elle est orientée dans
le sens de la glisse afi n de
générer et évacuer ce fi lm
d’eau lors du déplacement
du skieur. Les paramètres
et motifs de structuration
varient pour s’adapter aux
différents types de neige
67 .
2.2.1. Différents types
de neige
La première diffi culté est
de caractériser les types de
neige. Ils sont très nombreux,
les différentes formes de
cristaux sont bien répertoriées et classées. La diffi culté
réside dans la variation de
ce matériau neige : les cristaux évoluent d’un stade à un
autre, du jour au lendemain,
entre le haut et le bas de la
piste, et selon l’exposition de
la piste,… Ce sont donc des
paramètres supplémentaires
66. L’anisotropie est le contraire
de l’istropie (voir note 58).
67. Cette structuration est réalisée en usine, cet état de surface
est donc fi gé pour une paire de
ski. Ce qui implique en compétition, à l’image des pneumatiques
dans les sports mécaniques,
de disposer de plusieurs paires
de skis avec des structurations
de semelles typées pour différentes conditions de neige.
à prendre en compte et qui
poussent aujourd’hui à privilégier la mise au point de
semelles polyvalentes. L’objectif est non seulement de
mettre au point le matériel
le plus adapté possible sur
l’ensemble d’un tracé mais
également sur l’ensemble
d’une saison. En effet, les
neiges d’Amérique du Nord,
d’Europe, de Scandinavie,
d’Asie… ont toutes leurs spécifi cités liées aux climats de ces
zones (température, hygrométrie, ensoleillement…).
2.2.2. Différents types
de structuration
Les structurations apportées
aux semelles des skis permettent à la fois de générer, d’entretenir et d’évacuer le fi lm
d’eau afi n de rester dans la
zone optimale du graphique de
la Figure 16, où les frottements
sont moindres. Le principe
reste le même pour préparer
la semelle d’un ski de fond.
Une différence élémentaire
est que sa surface de glisse
ne possède pas de carres, et
qu’une grosse rainure centrale
permet d’évacuer l’eau et de
donner un aspect directionnel
et guidant au ski. Les microsillons de la structuration sont
plus fi ns et plus resserrés car
les vitesses sont nettement
inférieures à celles atteintes
en ski alpin.
Les micro-topographies sont
réalisées au laboratoire afi n
de caractériser, par des paramètres de rugosité, les différents états de surface. Les
structurations sont réalisées
par des ponceuses numériques qui assurent la reproductibilité des motifs. La
nature des meules, la géométrie des diamants utilisés,
La chimie et le sport
sous la surface de glisse et
l’apparition d’un phénomène
de succion empêchant la
glisse. C’est la raison pour
laquelle une fois l’étape de
polissage terminée, on réalise
une opération de structuration, à l’image de ce qui est fait
sur les pneumatiques, mais
en utilisant des ponceuses
à contrôle numérique pour
générer des microrugosités
orientées (Figure 17C). Ces
microrugosités
permettent d’optimiser la surface :
la surface obtenue est anisotrope
66 : elle est orientée dans
le sens de la glisse afi n de
générer et évacuer ce fi lm
d’eau lors du déplacement
du skieur. Les paramètres
et motifs de structuration
varient pour s’adapter aux
différents types de neige
67 .
2.2.1. Différents types
de neige
La première diffi culté est
de caractériser les types de
neige. Ils sont très nombreux,
les différentes formes de
cristaux sont bien répertoriées et classées. La diffi culté
réside dans la variation de
ce matériau neige : les cristaux évoluent d’un stade à un
autre, du jour au lendemain,
entre le haut et le bas de la
piste, et selon l’exposition de
la piste,… Ce sont donc des
paramètres supplémentaires
66. L’anisotropie est le contraire
de l’istropie (voir note 58).
67. Cette structuration est réalisée en usine, cet état de surface
est donc fi gé pour une paire de
ski. Ce qui implique en compétition, à l’image des pneumatiques
dans les sports mécaniques,
de disposer de plusieurs paires
de skis avec des structurations
de semelles typées pour différentes conditions de neige.
à prendre en compte et qui
poussent aujourd’hui à privilégier la mise au point de
semelles polyvalentes. L’objectif est non seulement de
mettre au point le matériel
le plus adapté possible sur
l’ensemble d’un tracé mais
également sur l’ensemble
d’une saison. En effet, les
neiges d’Amérique du Nord,
d’Europe, de Scandinavie,
d’Asie… ont toutes leurs spécifi cités liées aux climats de ces
zones (température, hygrométrie, ensoleillement…).
2.2.2. Différents types
de structuration
Les structurations apportées
aux semelles des skis permettent à la fois de générer, d’entretenir et d’évacuer le fi lm
d’eau afi n de rester dans la
zone optimale du graphique de
la Figure 16, où les frottements
sont moindres. Le principe
reste le même pour préparer
la semelle d’un ski de fond.
Une différence élémentaire
est que sa surface de glisse
ne possède pas de carres, et
qu’une grosse rainure centrale
permet d’évacuer l’eau et de
donner un aspect directionnel
et guidant au ski. Les microsillons de la structuration sont
plus fi ns et plus resserrés car
les vitesses sont nettement
inférieures à celles atteintes
en ski alpin.
Les micro-topographies sont
réalisées au laboratoire afi n
de caractériser, par des paramètres de rugosité, les différents états de surface. Les
structurations sont réalisées
par des ponceuses numériques qui assurent la reproductibilité des motifs. La
nature des meules, la géométrie des diamants utilisés,
