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Les molécules de la performance
médias qui est très pesante.
Tout cela conduit à ce que
le surentraînement épuise
le sportif. Il en résulte non
seulement des baisses de
performance, mais aussi des
effets psychiques : fatigue,
irritabilité, dépression. Sur
le plan de la pathologie, on
observe des modifi cations
cardiovasculaires, des effets
sur le squelette (fractures de
fatigue) et sur les muscles
(tendinites) (Figure 5). La
moitié des nombreux jeunes
qui pratiquent le football
souffre d’un problème de
tendon. Le surentraînement
conduit aussi à des défi -
ciences immunitaires, avec
en particulier l’apparition de
nombreuses infections ORL.
Enfi n, on observe des effets
biologiques et hormonaux qui
peuvent devenir sérieux : de
l’anémie, la baisse du taux
des hormones sexuelles,
des troubles de la libido, des
troubles des règles chez les
femmes, et, en ce qui concerne
les enfants, un ralentissement
de la croissance. Toutes ces
conséquences, très dangereuses, imposent donc une
surveillance constante et
rapprochée par des personnes
responsables et qualifi ées de
l’entraînement sportif de haut
niveau (voir le Chapitre de
C.-Y. Guezennec).
3.2.2. Le mauvais usage
des médicaments
et ses conséquences
Quand ce n’est pas l’entraînement excessif et incontrôlé,
c’est le recours aux médicaments ou d’autres formes
de dopage qui constituent
un risque à ne pas sousestimer. Comme le rappelle
I. Queval, la recherche de la
performance à tout prix n’est
pas l’apanage des sportifs.
Dans ce but, l’automédication et la surconsommation
de médicaments se développent et se banalisent, comme
en témoigne le Tableau 2.
Examinons les chiffres de la
pharmacopée. Il s’agit de la
pharmacie parallèle, et non
de la pharmacie médicale
donnant souvent lieu à des
remboursements par la sécurité sociale. Nous pouvons
constater que de 1970 à 2009,
sa consommation a plus que
doublé ; ces chiffres sont
extrêmement importants et
témoignent du fait que les
français adorent se soigner.
La France est d’ailleurs le
pays où l’on absorbe le plus
de médicaments en Europe.
Or, il y a là un certain danger,
Figure 5
Fractures de fatigue, tendinites…
le corps ne s’adapte plus à l’effort
intensif : le surentraînement
épuise le sportif.
CE QUI FAVORISE LE SYNDROME DU SURENTRAÎNEMENT
Les erreurs
- Mauvaise structuration.
- Récupération insuffi sante.
- Sollicitations physiques inadaptées.
Une mauvaise hygiène de vie
- Manque de sommeil.
- Alimentation déséquilibrée.
- Sollicitations extra-sportives trop importantes.
Les molécules de la performance
médias qui est très pesante.
Tout cela conduit à ce que
le surentraînement épuise
le sportif. Il en résulte non
seulement des baisses de
performance, mais aussi des
effets psychiques : fatigue,
irritabilité, dépression. Sur
le plan de la pathologie, on
observe des modifi cations
cardiovasculaires, des effets
sur le squelette (fractures de
fatigue) et sur les muscles
(tendinites) (Figure 5). La
moitié des nombreux jeunes
qui pratiquent le football
souffre d’un problème de
tendon. Le surentraînement
conduit aussi à des défi -
ciences immunitaires, avec
en particulier l’apparition de
nombreuses infections ORL.
Enfi n, on observe des effets
biologiques et hormonaux qui
peuvent devenir sérieux : de
l’anémie, la baisse du taux
des hormones sexuelles,
des troubles de la libido, des
troubles des règles chez les
femmes, et, en ce qui concerne
les enfants, un ralentissement
de la croissance. Toutes ces
conséquences, très dangereuses, imposent donc une
surveillance constante et
rapprochée par des personnes
responsables et qualifi ées de
l’entraînement sportif de haut
niveau (voir le Chapitre de
C.-Y. Guezennec).
3.2.2. Le mauvais usage
des médicaments
et ses conséquences
Quand ce n’est pas l’entraînement excessif et incontrôlé,
c’est le recours aux médicaments ou d’autres formes
de dopage qui constituent
un risque à ne pas sousestimer. Comme le rappelle
I. Queval, la recherche de la
performance à tout prix n’est
pas l’apanage des sportifs.
Dans ce but, l’automédication et la surconsommation
de médicaments se développent et se banalisent, comme
en témoigne le Tableau 2.
Examinons les chiffres de la
pharmacopée. Il s’agit de la
pharmacie parallèle, et non
de la pharmacie médicale
donnant souvent lieu à des
remboursements par la sécurité sociale. Nous pouvons
constater que de 1970 à 2009,
sa consommation a plus que
doublé ; ces chiffres sont
extrêmement importants et
témoignent du fait que les
français adorent se soigner.
La France est d’ailleurs le
pays où l’on absorbe le plus
de médicaments en Europe.
Or, il y a là un certain danger,
Figure 5
Fractures de fatigue, tendinites…
le corps ne s’adapte plus à l’effort
intensif : le surentraînement
épuise le sportif.
CE QUI FAVORISE LE SYNDROME DU SURENTRAÎNEMENT
Les erreurs
- Mauvaise structuration.
- Récupération insuffi sante.
- Sollicitations physiques inadaptées.
Une mauvaise hygiène de vie
- Manque de sommeil.
- Alimentation déséquilibrée.
- Sollicitations extra-sportives trop importantes.
