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La chimie et le sport
2.4. Développements futurs
du contrôle antidopage
Quels sont les développements attendus du contrôle
antidopage ? Comme le soulignent les conclusions des
Chapitres de C.-Y. Guezennec
et de J.-L. Veuthey, il va
falloir aller plus loin dans la
recherche des molécules
dopantes (Encart : « Dopage et
développements futurs »).
Mais se pose le problème de
coût, tant pour la recherche
que pour l’analyse, qui est
très élevé. En effet, il est par
exemple indispensable d’approfondir la connaissance sur
le métabolisme des nouvelles
substances xénobiotiques
46
susceptibles d’avoir des effets
dopants.
De plus, sur le plan éthique, le
deuxième point à étudier est
le seuil critique d’élimination
dans des conditions d’efforts
physiques intenses. En effet,
le problème rencontré vient
de la fenêtre de temps entre
l’épreuve, le prélèvement et
l’analyse, car l’élimination de
certains produits, qui ont une
fenêtre spectrale de détection variable dans des conditions d’effort intense, peut
entraîner un faux négatif lors
de l’analyse.
Sur le plan de la recherche
analytique, il faut améliorer
les techniques de détection,
en particulier au niveau des
seuils de sensibilité, tout en
ayant conscience qu’à partir
d’un certain moment, il faut
aussi se demander si c’est
raisonnable ou non, compte
46.
Xénobiotique
(du
grec
xenos = « étranger » et bios =
« vie ») : substance étrangère à
l’organisme vivant.
tenu de l’importance des
effets neurophysiologiques…
L’encart « Lutte antidopage et
développements futurs » ouvre
trois alternatives qui peuvent,
dans l’état actuel de nos
connaissances, accompagner
cette recherche dans l’avenir :
la première est l’analyse indirecte via des marqueurs
47
indiquant la présence, dans
l’organisme, de substances
prohibées telles que des
stéroïdes ou des anabolisants ;
ce qui implique de connaître
le métabolisme des substances interdites. La deuxième
direction est de diversifi er
les échantillons biologiques
d’analyse, de ne pas se limiter
au sang et aux urines, comme
nous le faisons à l’heure
actuelle. D’autres prélèvements sont intéressants, tels
les cheveux qui poussent
d’environ un centimètre par
mois, ce qui permet d’une part
d’avoir une fenêtre spectrale
beaucoup plus importante,
d’autre part de les conserver
pour des études ultérieures
sans altération. Mais gros
problème : beaucoup d’athlètes se rasent la tête !
3
Pourquoi
se dope-t-on ?
3.1. Un contexte favorable
Mais comment en arrive-t-on
au dopage ? La question des
47. Un marqueur est une molécule
que l’on peut détecter et mesurer
dans l’organisme via une prise de
sang ou un prélèvement d’urine
par exemple, et qui révèle la
présence d’une molécule (comme
un produit dopant) que l’on ne
pourrait pas détecter directement,
notamment du fait de leur rapide
métabolisme dans l’organisme.
La chimie et le sport
2.4. Développements futurs
du contrôle antidopage
Quels sont les développements attendus du contrôle
antidopage ? Comme le soulignent les conclusions des
Chapitres de C.-Y. Guezennec
et de J.-L. Veuthey, il va
falloir aller plus loin dans la
recherche des molécules
dopantes (Encart : « Dopage et
développements futurs »).
Mais se pose le problème de
coût, tant pour la recherche
que pour l’analyse, qui est
très élevé. En effet, il est par
exemple indispensable d’approfondir la connaissance sur
le métabolisme des nouvelles
substances xénobiotiques
46
susceptibles d’avoir des effets
dopants.
De plus, sur le plan éthique, le
deuxième point à étudier est
le seuil critique d’élimination
dans des conditions d’efforts
physiques intenses. En effet,
le problème rencontré vient
de la fenêtre de temps entre
l’épreuve, le prélèvement et
l’analyse, car l’élimination de
certains produits, qui ont une
fenêtre spectrale de détection variable dans des conditions d’effort intense, peut
entraîner un faux négatif lors
de l’analyse.
Sur le plan de la recherche
analytique, il faut améliorer
les techniques de détection,
en particulier au niveau des
seuils de sensibilité, tout en
ayant conscience qu’à partir
d’un certain moment, il faut
aussi se demander si c’est
raisonnable ou non, compte
46.
Xénobiotique
(du
grec
xenos = « étranger » et bios =
« vie ») : substance étrangère à
l’organisme vivant.
tenu de l’importance des
effets neurophysiologiques…
L’encart « Lutte antidopage et
développements futurs » ouvre
trois alternatives qui peuvent,
dans l’état actuel de nos
connaissances, accompagner
cette recherche dans l’avenir :
la première est l’analyse indirecte via des marqueurs
47
indiquant la présence, dans
l’organisme, de substances
prohibées telles que des
stéroïdes ou des anabolisants ;
ce qui implique de connaître
le métabolisme des substances interdites. La deuxième
direction est de diversifi er
les échantillons biologiques
d’analyse, de ne pas se limiter
au sang et aux urines, comme
nous le faisons à l’heure
actuelle. D’autres prélèvements sont intéressants, tels
les cheveux qui poussent
d’environ un centimètre par
mois, ce qui permet d’une part
d’avoir une fenêtre spectrale
beaucoup plus importante,
d’autre part de les conserver
pour des études ultérieures
sans altération. Mais gros
problème : beaucoup d’athlètes se rasent la tête !
3
Pourquoi
se dope-t-on ?
3.1. Un contexte favorable
Mais comment en arrive-t-on
au dopage ? La question des
47. Un marqueur est une molécule
que l’on peut détecter et mesurer
dans l’organisme via une prise de
sang ou un prélèvement d’urine
par exemple, et qui révèle la
présence d’une molécule (comme
un produit dopant) que l’on ne
pourrait pas détecter directement,
notamment du fait de leur rapide
métabolisme dans l’organisme.
