164
La chimie et le sport
celles que notre corps synthétise déjà, comme la testostérone (Figure 10, voir le
paragraphe 2.3.2). Apparaissent également de grosses
molécules telles que l’EPO
(voir le paragraphe 3.2),
l’hormone
de
croissance
(paragraphe 3.3), etc., dont
les masses molaires sont
supérieures à 10 000 grammes
par mole. Ces molécules endogènes compliquent le contrôle
antidopage : comment les
laboratoires d’analyse vont-ils
savoir si une molécule provient
de notre organisme ou d’un
apport exté rieur ?
Ainsi le dopage n’a cessé
de se diversifi er, d’évoluer
(Figure 11), de jouer de la
confusion entre ce qui provient
de notre corps et ce qui est
apporté artifi ciellement. Au
point de se demander si nous
en arriverons aux manipulations génétiques (à ce sujet,
voir le Chapitre d’I. Queval) ?
Ce que l’on a pu faire avec des
manipulations génétiques sur
des organismes vivants, le
fera-t-on chez l’homme afi n
de créer des super athlètes ?
3
L’analyse du dopage
Afi n d’asseoir et d’appliquer
la législation sur le dopage, il
était nécessaire de développer
la connaissance des produits
et de pouvoir les détecter,
mais aussi détecter les molécules issues de leurs transformations dans l’organisme,
ce que l’on appelle les métabolites. Pour faire face aux
pratiques de dopage qui ne
cessent d’évoluer, les laboratoires ont besoin de méthodes
d’analyse séparative et de
détection de plus en plus
performantes et donc plus
coûteuses, et de personnel de
plus en plus compétent. Les
responsabilités de l’AMA sont
larges et touchent non seulement la législation, mais aussi
les domaines de la recherche
scientifi que et de la médecine ;
elle accrédite des laboratoires antidopage hautement
spécialisés et accorde des
autorisations d’usage à des
fi ns thérapeutiques. Il n’existe
que quelques laboratoires
antidopage dans le monde : à
Châtenay-Malabry en France,
Figure 10
L’apport externe de testostérone
chez les sportifs de compétition est
interdit depuis 1984.
Petites molécules,
molécules endogènes,
protéines…
Ex : testostérone, EPO
Petites molécules
pharmaceutiques
exogènes
Manipulations
génétiques ?
Figure 11
Des molécules exogènes aux
molécules endogènes, et demain,
des manipulations génétiques dans
le dopage ?
La chimie et le sport
celles que notre corps synthétise déjà, comme la testostérone (Figure 10, voir le
paragraphe 2.3.2). Apparaissent également de grosses
molécules telles que l’EPO
(voir le paragraphe 3.2),
l’hormone
de
croissance
(paragraphe 3.3), etc., dont
les masses molaires sont
supérieures à 10 000 grammes
par mole. Ces molécules endogènes compliquent le contrôle
antidopage : comment les
laboratoires d’analyse vont-ils
savoir si une molécule provient
de notre organisme ou d’un
apport exté rieur ?
Ainsi le dopage n’a cessé
de se diversifi er, d’évoluer
(Figure 11), de jouer de la
confusion entre ce qui provient
de notre corps et ce qui est
apporté artifi ciellement. Au
point de se demander si nous
en arriverons aux manipulations génétiques (à ce sujet,
voir le Chapitre d’I. Queval) ?
Ce que l’on a pu faire avec des
manipulations génétiques sur
des organismes vivants, le
fera-t-on chez l’homme afi n
de créer des super athlètes ?
3
L’analyse du dopage
Afi n d’asseoir et d’appliquer
la législation sur le dopage, il
était nécessaire de développer
la connaissance des produits
et de pouvoir les détecter,
mais aussi détecter les molécules issues de leurs transformations dans l’organisme,
ce que l’on appelle les métabolites. Pour faire face aux
pratiques de dopage qui ne
cessent d’évoluer, les laboratoires ont besoin de méthodes
d’analyse séparative et de
détection de plus en plus
performantes et donc plus
coûteuses, et de personnel de
plus en plus compétent. Les
responsabilités de l’AMA sont
larges et touchent non seulement la législation, mais aussi
les domaines de la recherche
scientifi que et de la médecine ;
elle accrédite des laboratoires antidopage hautement
spécialisés et accorde des
autorisations d’usage à des
fi ns thérapeutiques. Il n’existe
que quelques laboratoires
antidopage dans le monde : à
Châtenay-Malabry en France,
Figure 10
L’apport externe de testostérone
chez les sportifs de compétition est
interdit depuis 1984.
Petites molécules,
molécules endogènes,
protéines…
Ex : testostérone, EPO
Petites molécules
pharmaceutiques
exogènes
Manipulations
génétiques ?
Figure 11
Des molécules exogènes aux
molécules endogènes, et demain,
des manipulations génétiques dans
le dopage ?
