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La chimie et le sport
ou la consommaient en infusion pour les aider à résister à la fatigue et à l’altitude. Un
spécimen fut rapporté en Europe par l’apothicaire Laurent de Jussieu en 1750, puis en 1855,
le chimiste allemand Friedrich Gaedcke obtint, en réduisant des feuilles de coca, des cristaux
d’une substance qu’il nomma erythroxyline. C’est en 1860 que le chimiste Albert Niemann
décrivit l’action anesthésique de cette molécule, dont la structure fut élucidée par Wilhem
Lossen en 1865 ; ses propriétés psychotropes furent ensuite démontrées sur un modèle
animal par le physiologiste Wassili von Anrep en 1879.
La cocaïne était largement employée en ophtalmologie en tant qu’anesthésique local ou dans
le traitement de maladies respiratoires. Devenue populaire, elle fut introduite dans des cigarettes et divers produits de consommation tels que des chewing-gums, du vin (le vin Mariani,
Figure 5), et, pendant une courte période, d’autres boissons comme le Coca-Cola (Figure 6).
L’apparition de nombreux cas de dépendance et d’intoxication conduisit à une interdiction de
son usage non-médical, avec la convention sur les stupéfi ants de 1961 convoquée par l’ONU,
portant sur la coca, l’opium et le cannabis.
D’un point de vue pharmacologique, la cocaïne agit sur le système nerveux central en
bloquant la recapture de la dopamine (pour plus de détail sur les neurotransmetteurs, voir le
Chapitre de C.-Y. Guezennec).
Figure 5
Le vin Mariani contenait
de la cocaïne jusqu’en 1957.
Figure 6
Né en 1887, le Coca-Cola tire son
nom de sa première composition :
la feuille de coca et la noix
de kola. Après 1910, l’extrait
de feuille de coca a été retiré
de la composition de ce soda.
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