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7.3 Prévention collective
7 • La prévention des
risques professionnels
Cette solution consiste essentiellement à réduire au strict nécessaire les quantités de produits dangereux manipulés, stockés ou transportés et à supprimer
les surplus qui souvent s’éliminent sous forme de déchets et polluent les
locaux de travail. Cette limitation des quantités de produits dangereux
nécessite certes des études préalables, mais les solutions trouvées sont souvent
intéressantes notamment sur le plan économique.
Un exemple typique est celui des ateliers de traitements de surface (galvanoplastie) qui utilisent de nombreux produits toxiques (cyanures, sels et
cadmium, chromates, etc.). Une partie de ces produits est rejetée sous forme
d’eaux usées, dans les cours d’eau, d’où une pollution importante conduisant
à la taxation des entreprises polluantes. La réduction des concentrations en
produits toxiques des bains de traitements de surface ainsi que la diminution
des quantités d’eau consommées ont conduit à une baisse de la pollution,
donc une diminution des taxes perçues par les agences de bassins fluviaux, en
même temps qu’une réduction du risque d’intoxication.
Certains recyclages des déchets produits par les fabrications réduisent
également les quantités de matières mises en œuvre.
7.3.2 Remplacement d’un produit dangereux
par un autre peu ou pas dangereux
C’est certainement la mesure la plus efficace car elle supprime l’agent causal,
donc le risque proprement dit. C’est la solution qui doit être préconisée en
premier, en même temps que la limitation des quantités.
Cependant, cette solution se heurte à certaines difficultés apparentes et
nécessite une étude approfondie des modes opératoires ainsi que des essais de
mise au point, souvent longs.
En effet, remplacer un produit connu, même dangereux mais qui répond
favorablement aux exigences techniques et économiques n’est pas toujours
simple ; cette solution est souvent rejetée par crainte des difficultés techniques
et financières qu’elle est susceptible d’engendrer. Mais l’expérience montre
qu’il est presque toujours possible de trouver un produit moins dangereux
satisfaisant aux exigences de la production. Une telle mesure, apporte non
seulement la sécurité au travail, mais s’accompagne fréquemment d’améliorations sur la qualité et la productivité des produits commercialisés
De nombreux exemples industriels illustrent le bien-fondé de cette mesure :
– les solvants et diluants à base d’hydrocarbures aromatiques (benzène,
toluène, xylènes, essences, white-spirit) sont à la fois nocifs et inflamma-
7.3 Prévention collective
7 • La prévention des
risques professionnels
Cette solution consiste essentiellement à réduire au strict nécessaire les quantités de produits dangereux manipulés, stockés ou transportés et à supprimer
les surplus qui souvent s’éliminent sous forme de déchets et polluent les
locaux de travail. Cette limitation des quantités de produits dangereux
nécessite certes des études préalables, mais les solutions trouvées sont souvent
intéressantes notamment sur le plan économique.
Un exemple typique est celui des ateliers de traitements de surface (galvanoplastie) qui utilisent de nombreux produits toxiques (cyanures, sels et
cadmium, chromates, etc.). Une partie de ces produits est rejetée sous forme
d’eaux usées, dans les cours d’eau, d’où une pollution importante conduisant
à la taxation des entreprises polluantes. La réduction des concentrations en
produits toxiques des bains de traitements de surface ainsi que la diminution
des quantités d’eau consommées ont conduit à une baisse de la pollution,
donc une diminution des taxes perçues par les agences de bassins fluviaux, en
même temps qu’une réduction du risque d’intoxication.
Certains recyclages des déchets produits par les fabrications réduisent
également les quantités de matières mises en œuvre.
7.3.2 Remplacement d’un produit dangereux
par un autre peu ou pas dangereux
C’est certainement la mesure la plus efficace car elle supprime l’agent causal,
donc le risque proprement dit. C’est la solution qui doit être préconisée en
premier, en même temps que la limitation des quantités.
Cependant, cette solution se heurte à certaines difficultés apparentes et
nécessite une étude approfondie des modes opératoires ainsi que des essais de
mise au point, souvent longs.
En effet, remplacer un produit connu, même dangereux mais qui répond
favorablement aux exigences techniques et économiques n’est pas toujours
simple ; cette solution est souvent rejetée par crainte des difficultés techniques
et financières qu’elle est susceptible d’engendrer. Mais l’expérience montre
qu’il est presque toujours possible de trouver un produit moins dangereux
satisfaisant aux exigences de la production. Une telle mesure, apporte non
seulement la sécurité au travail, mais s’accompagne fréquemment d’améliorations sur la qualité et la productivité des produits commercialisés
De nombreux exemples industriels illustrent le bien-fondé de cette mesure :
– les solvants et diluants à base d’hydrocarbures aromatiques (benzène,
toluène, xylènes, essences, white-spirit) sont à la fois nocifs et inflamma-
