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6.4 Exploitation des informations recueillies
6 • La détection et
l’évaluation des risques
chimiques
B
PRÉVENTION DU RISQUE CHIMIQUE
pas utilisé. Il en résulte des résultats analytiques qui ne correspondent pas à la
réalité, quelles que soient la précision et la fiabilité des techniques employées.
Il est très difficile de prélever des échantillons qui soient exactement représentatifs des produits utilisés, ce qui explique les incertitudes liées aux résultats analytiques.
C’est pour ces différentes raisons et d’autres encore que seule, une synthèse
de l’ensemble des informations recueillies (sans oublier le bon sens habituel)
est capable de donner une image exacte de la présence de produits chimiques
dangereux.
La synthèse des connaissances acquises par la lecture et l’expérience, l’étude
des postes de travail, les étiquettes et les fiches de sécurité et enfin les analyses
qualitatives et quantitatives des échantillons prélevés avec soin, permettent de
connaître, avec une quasi-certitude, la nature et la gravité du risque chimique.
6.4.2 Appréciation du risque chimique
Une fois la nature et les quantités des produits chimiques connues, il y a lieu
de déterminer également la fréquence et la durée d’exposition afin de choisir
la mesure de prévention la mieux adaptée au risque existant.
Quelles que soient la fréquence et la durée de manipulation, le danger existe
et peut se traduire par un accident : intoxication ou incendie-explosion. Mais
ces deux facteurs (fréquence et durée) interviennent surtout au niveau du
choix de la technique de prévention à mettre en œuvre.
C’est donc à partir des quatre paramètres : nature des produits, quantité mise
en œuvre, fréquence et durée de manipulation que l’on peut mettre en place
la ou les mesures de prévention les mieux adaptées et les plus efficaces.
Ainsi un produit très toxique, utilisé fréquemment, mérite d’être remplacé
par un produit pas ou peu nocif ce qui nécessite quelques études et recherches. Si ce même produit est utilisé épisodiquement et en petites quantités,
quelques mesures de sécurité simples peuvent suffire.
De même, en fonction des durées et de la fréquence d’utilisation d’un
produit moyennement toxique, une simple ventilation générale de l’atelier
peut être mise en place au lieu d’une ventilation locale plus efficace pour des
risques d’expositions importantes.
La détection du risque chimique permet donc le choix de la technique de
prévention la mieux adaptée et la plus efficace à mettre en œuvre au poste de
travail ou dans l’atelier, pour soustraire aux dangers les salariés exposés.
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