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6.3 Acquisition des connaissances en cours
de fonctionnement
6 • La détection et
l’évaluation des risques
chimiques
B
PRÉVENTION DU RISQUE CHIMIQUE
– les techniques spectrographiques, à la fois très sensibles et précises, mais qui
conviennent mal aux mélanges. Couplées à la chromatographie qui isole les
substances, on peut obtenir des renseignements très précieux.
L’identification et le dosage des produits aux postes de travail, au moyen de
tubes dont le contenu se colore en présence de certaines substances relèvent
de la technique colorimétrique qui est, certes, rapide, mais pas toujours
fiable, notamment en cas de mélanges de polluants. Cette méthode a l’avantage de permettre d’avoir une idée immédiate du risque existant sur place,
mais ne permet pas de tirer des conclusions précises. Il en est de même pour
les badges portés par les salariés pendant plusieurs heures et dont l’emploi se
généralise car ils sont très simples d’utilisation et peu onéreux.
La chromatographie consiste à faire passer à chaud le produit gazeux ou
liquide à travers un tube creux rempli d’une phase adsorbante (gel de silice,
etc.) qui fixe les différents polluants. Ensuite, un gaz ou un liquide est injecté
dans le tube et les différentes substances adsorbées sont entraînées plus ou
moins rapidement ; à la sortie, un détecteur permet de mettre en évidence les
substances séparées les unes des autres.
En jouant sur les différents paramètres : pression, température, phase adsorbante, gaz d’entraînement et détecteur, on arrive à identifier et doser un
grand nombre de produits industriels au moyen de références car l’identification se fait par comparaison.
La chromatographie en phase gazeuse couplée avec un détecteur thermique
convient bien pour identifier et doser les solvants ; couplée avec un détecteur
ionique, elle est utilisée pour l’analyse d’acides et de substances alcalines
comme les amines volatiles.
La chromatographie en phase liquide sous pression convient pour la
recherche des substances peu volatiles.
La spectrophotométrie d’absorption atomique permet d’identifier et de doser
avec une grande précision et certitude, de nombreux métaux, métalloïdes et
leurs dérivés.
La spectrophotométrie d’absorption UV et IR, la spectrographie de masse
sont couramment utilisées pour les produits organiques, ainsi que l’analyse
par RMN.
La figure 6.6 montre le spectre infrarouge d’un mélange gazeux obtenu
par pyrolyse sous azote d’un polyuréthanne ; les différents composants
gazeux apparaissent sous forme de pics et leurs positions permettent leur
identification.
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