Figure 12.31
Projections de Fischer du
d-glycéraldéhyde et du
dihydroxyacétone
Le nombre de carbones constituant un monosaccharide ainsi que la présence d’un
aldéhyde ou d’une cétone sont des facteurs structuraux à considérer pour caractériser les monosaccharides. Les monosaccharides renfermant une fonction aldéhyde
entrent dans la catégorie des aldoses, alors que ceux qui possèdent une fonction
cétone entrent plutôt dans la catégorie des cétoses. De plus, les termes triose, tétrose,
pentose, hexose, etc., sont employés pour dé?nir des monosaccharides dont la chaîne
principale possède trois, quatre, cinq, six, etc., atomes de carbone.
Dans le cas des aldoses, la fonction aldéhyde, étant une fonction terminale, est toujours située sur le premier carbone de la chaîne principale (C1). Les cétoses, quant à
eux, doivent présenter le groupement carbonyle de la fonction cétone sur le deuxième
carbone de la chaîne principale (C2). Tous les aldoses et les cétoses sont dérivés respectivement des monosaccharides les plus simples, le glycéraldéhyde et le dihydroxyacétone. Ils sont formés en leur additionnant des atomes de carbone auxquels est ?xé un
groupement hydroxyle.
Les monosaccharides peuvent exister sous une forme ouverte ou cyclique. Les formes
ouvertes sont fréquemment représentées en utilisant les projections de Fischer. En
effet, puisque les glucides possèdent plusieurs carbones stéréogéniques, cette méthode
d’écriture simpli?ée facilite leur représentation (voir la section 3.5.6, p. 140).
Hermann Emil Fischer (1852-1919 – voir la biographie, p. 140) a également été le
concepteur de la con?guration relative, dont les descripteurs stéréochimiques sont
les lettres d et l. Ces descripteurs ont été introduits en nomenclature avant ceux de
la notation R-S formulée par Cahn, Ingold et Prelog. Cette con?guration est encore
aujourd’hui largement employée pour caractériser les acides aminés et les glucides.
La lettre d a été initialement attribuée, de façon arbitraire, au (+)-glycéraldéhyde, une
structure dont le groupement hydroxyle lié au seul carbone stéréogénique est positionné à droite dans la projection de Fischer. La con?guration absolue de ce carbone
est R. L’énantiomère du (+)-glycéraldéhyde est le (−)-glycéraldéhyde, dont la con?guration relative du carbone stéréogénique est l. Dans la projection de Fischer, le groupement hydroxyle est donc situé à gauche. Ce carbone chiral possède une con?guration
absolue S.
Ainsi, selon cette convention, dans une projection de Fischer, tout monosaccharide
ayant le groupement hydroxyle situé à droite sur le carbone chiral le plus éloigné de la
fonction aldéhyde (ou cétone) est un d-monosaccharide. Par opposition, si le groupement hydroxyle du carbone stéréogénique le plus loin de la fonction aldéhyde (ou cétone)
est à gauche, ce sera un l-monosaccharide. Les sucres naturels sont, en général, constitués
de d-monosaccharides, alors que les sucres non naturels sont des l-monosaccharides.
Les con?gurations relatives des autres carbones stéréogéniques présents dans la
structure ne sont pas indiquées en nomenclature par des descripteurs stéréochimiques,
car elles sont déduites à partir du nom du monosaccharide lui-même. En effet, les
con?gurations des carbones stéréogéniques présents dans la molécule transforment
le nom entier du monosaccharide. Par exemple, il suf?t de comparer les structures du
d-(+)-glucose et du d-(+)-mannose dans la ?gure 12.32 (voir page suivante).
La notation (−) ou (+) fait référence au pouvoir rotatoire spéci?que des sucres. Ce
dernier ne peut être déterminé qu’expérimentalement, comme cela est mentionné dans
la section 3.5.4 (voir p. 134).
Les projections de Fischer de plusieurs aldoses sont présentées dans la ?gure 12.32,
à la page suivante.
12.3 Glucides
561
Projections de Fischer du
d-glycéraldéhyde et du
dihydroxyacétone
Le nombre de carbones constituant un monosaccharide ainsi que la présence d’un
aldéhyde ou d’une cétone sont des facteurs structuraux à considérer pour caractériser les monosaccharides. Les monosaccharides renfermant une fonction aldéhyde
entrent dans la catégorie des aldoses, alors que ceux qui possèdent une fonction
cétone entrent plutôt dans la catégorie des cétoses. De plus, les termes triose, tétrose,
pentose, hexose, etc., sont employés pour dé?nir des monosaccharides dont la chaîne
principale possède trois, quatre, cinq, six, etc., atomes de carbone.
Dans le cas des aldoses, la fonction aldéhyde, étant une fonction terminale, est toujours située sur le premier carbone de la chaîne principale (C1). Les cétoses, quant à
eux, doivent présenter le groupement carbonyle de la fonction cétone sur le deuxième
carbone de la chaîne principale (C2). Tous les aldoses et les cétoses sont dérivés respectivement des monosaccharides les plus simples, le glycéraldéhyde et le dihydroxyacétone. Ils sont formés en leur additionnant des atomes de carbone auxquels est ?xé un
groupement hydroxyle.
Les monosaccharides peuvent exister sous une forme ouverte ou cyclique. Les formes
ouvertes sont fréquemment représentées en utilisant les projections de Fischer. En
effet, puisque les glucides possèdent plusieurs carbones stéréogéniques, cette méthode
d’écriture simpli?ée facilite leur représentation (voir la section 3.5.6, p. 140).
Hermann Emil Fischer (1852-1919 – voir la biographie, p. 140) a également été le
concepteur de la con?guration relative, dont les descripteurs stéréochimiques sont
les lettres d et l. Ces descripteurs ont été introduits en nomenclature avant ceux de
la notation R-S formulée par Cahn, Ingold et Prelog. Cette con?guration est encore
aujourd’hui largement employée pour caractériser les acides aminés et les glucides.
La lettre d a été initialement attribuée, de façon arbitraire, au (+)-glycéraldéhyde, une
structure dont le groupement hydroxyle lié au seul carbone stéréogénique est positionné à droite dans la projection de Fischer. La con?guration absolue de ce carbone
est R. L’énantiomère du (+)-glycéraldéhyde est le (−)-glycéraldéhyde, dont la con?guration relative du carbone stéréogénique est l. Dans la projection de Fischer, le groupement hydroxyle est donc situé à gauche. Ce carbone chiral possède une con?guration
absolue S.
Ainsi, selon cette convention, dans une projection de Fischer, tout monosaccharide
ayant le groupement hydroxyle situé à droite sur le carbone chiral le plus éloigné de la
fonction aldéhyde (ou cétone) est un d-monosaccharide. Par opposition, si le groupement hydroxyle du carbone stéréogénique le plus loin de la fonction aldéhyde (ou cétone)
est à gauche, ce sera un l-monosaccharide. Les sucres naturels sont, en général, constitués
de d-monosaccharides, alors que les sucres non naturels sont des l-monosaccharides.
Les con?gurations relatives des autres carbones stéréogéniques présents dans la
structure ne sont pas indiquées en nomenclature par des descripteurs stéréochimiques,
car elles sont déduites à partir du nom du monosaccharide lui-même. En effet, les
con?gurations des carbones stéréogéniques présents dans la molécule transforment
le nom entier du monosaccharide. Par exemple, il suf?t de comparer les structures du
d-(+)-glucose et du d-(+)-mannose dans la ?gure 12.32 (voir page suivante).
La notation (−) ou (+) fait référence au pouvoir rotatoire spéci?que des sucres. Ce
dernier ne peut être déterminé qu’expérimentalement, comme cela est mentionné dans
la section 3.5.4 (voir p. 134).
Les projections de Fischer de plusieurs aldoses sont présentées dans la ?gure 12.32,
à la page suivante.
12.3 Glucides
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