Dans l’exemple de l’ion méthanolate présenté à la ?gure 1.16, le carbone possède
quatre électrons de valence, mais il est entouré de huit électrons dans son environnement immédiat. Il respecte la règle de l’octet. L’oxygène possède sept électrons de
valence (voir le cercle) et en a huit au total (voir le rectangle). Il respecte également la
règle de l’octet. Toutefois, dans ce cas, l’oxygène possède un électron de plus que son
nombre d’électrons de valence, qui est égal à six lorsqu’il est neutre. Il a donc une
charge formelle négative de −1, car il est pourvu d’un électron supplémentaire.
Figure 1.16
Structure de Lewis et charge
formelle des atomes dans l’ion
méthanolate (CH 3 O
− )
Exercice 1.16 Attribuez les charges formelles aux atomes dans les composés
suivants en prenant soin de dessiner d’abord les structures de Lewis : CH 3 OH 2
+ ,
CH 3 CO 2
− , CH 3 CH 2 NH 3
+ .
1.8 Hybridation des orbitales atomiques
Les structures de Lewis qui constituent la théorie des électrons localisés illustrent les
liaisons chimiques entre les atomes d’un composé. Toutefois, cette théorie se limite
à représenter le composé en deux dimensions. La théorie de la répulsion des paires
d’électrons de valence (théorie RPEV), ou modèle de Gillespie, permet de visualiser en trois dimensions l’arrangement des liaisons chimiques dans l’espace. En fait, ce
modèle complète la description de l’agencement des atomes en tenant compte de la
géométrie globale de la molécule (géométrie moléculaire).
La théorie RPEV a été formulée vers 1957 par le chimiste canadien Ronald James
Gillespie (1924-…). Elle permet d’estimer la disposition des liaisons et des doublets
d’électrons libres autour d’un atome en considérant la répulsion des nuages électroniques. Cette théorie repose sur le principe que les paquets ou groupements d’électrons
de valence au sein d’un composé chimique sont disposés dans l’espace de manière à
être éloignés le plus possible les uns des autres. Le composé est alors plus stable. Un
paquet ou groupement d’électrons de valence peut être un doublet d’électrons libre,
une liaison simple, une liaison double ou une liaison triple. Diverses géométries de
répulsion peuvent être adoptées (voir le tableau 1.4, page suivante) selon le nombre
de paquets d’électrons disposés autour d’un atome.
1.8 Hybridation des orbitales atomiques
19
quatre électrons de valence, mais il est entouré de huit électrons dans son environnement immédiat. Il respecte la règle de l’octet. L’oxygène possède sept électrons de
valence (voir le cercle) et en a huit au total (voir le rectangle). Il respecte également la
règle de l’octet. Toutefois, dans ce cas, l’oxygène possède un électron de plus que son
nombre d’électrons de valence, qui est égal à six lorsqu’il est neutre. Il a donc une
charge formelle négative de −1, car il est pourvu d’un électron supplémentaire.
Figure 1.16
Structure de Lewis et charge
formelle des atomes dans l’ion
méthanolate (CH 3 O
− )
Exercice 1.16 Attribuez les charges formelles aux atomes dans les composés
suivants en prenant soin de dessiner d’abord les structures de Lewis : CH 3 OH 2
+ ,
CH 3 CO 2
− , CH 3 CH 2 NH 3
+ .
1.8 Hybridation des orbitales atomiques
Les structures de Lewis qui constituent la théorie des électrons localisés illustrent les
liaisons chimiques entre les atomes d’un composé. Toutefois, cette théorie se limite
à représenter le composé en deux dimensions. La théorie de la répulsion des paires
d’électrons de valence (théorie RPEV), ou modèle de Gillespie, permet de visualiser en trois dimensions l’arrangement des liaisons chimiques dans l’espace. En fait, ce
modèle complète la description de l’agencement des atomes en tenant compte de la
géométrie globale de la molécule (géométrie moléculaire).
La théorie RPEV a été formulée vers 1957 par le chimiste canadien Ronald James
Gillespie (1924-…). Elle permet d’estimer la disposition des liaisons et des doublets
d’électrons libres autour d’un atome en considérant la répulsion des nuages électroniques. Cette théorie repose sur le principe que les paquets ou groupements d’électrons
de valence au sein d’un composé chimique sont disposés dans l’espace de manière à
être éloignés le plus possible les uns des autres. Le composé est alors plus stable. Un
paquet ou groupement d’électrons de valence peut être un doublet d’électrons libre,
une liaison simple, une liaison double ou une liaison triple. Diverses géométries de
répulsion peuvent être adoptées (voir le tableau 1.4, page suivante) selon le nombre
de paquets d’électrons disposés autour d’un atome.
1.8 Hybridation des orbitales atomiques
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