Le cycle des saisons
Les climats
Une question d’inclinaison
N
E
O
S
SOLSTICE D’ÉTÉ
p ri n te m p s b o ré a l
a u to m n e a u st ra l
é t é b o ré a l
h iv e r a u s t ra l
Contrairement à une idée reçue, le cycle des saisons, c’est-à-dire le changement
périodique du climat au fil des mois, n’est pas dû à la distance de la Terre au
Soleil mais à son inclinaison : l’axe de rotation de notre planète est en effet
penché d’environ 23,5˚ par rapport à l’écliptique (le plan de l’orbite terrestre).
Cette inclinaison est directement responsable de la variation de l’ensoleillement,
et donc de la succession des saisons, tout au long de l’année. Le même phénomène
explique que les saisons des deux hémisphères soient opposées : l’été austral a
toujours lieu pendant l’hiver boréal.
Le solstice d’été correspond
au jour le plus long de l’année
(le 21 ou le 22 juin dans
l’hémisphère Nord). Le Soleil
monte haut dans le ciel et
chauffe l’atmosphère.
Le 21 juin, c’est
l’été à Alger, dans
l’hémisphère Nord.
Le 21 juin, c’est
l’hiver au Cap, dans
l’hémisphère Sud.
L’INCIDENCE DES RAYONS DU SOLEIL
La température à la surface de la Terre
dépend directement de l’angle avec lequel
les rayons du Soleil pénètrent dans
l’atmosphère. Lorsque cet angle d’incidence
est faible, c’est-à-dire lorsque les rayons
rasent le sol, l’énergie solaire se disperse.
Au contraire, la chaleur est maximale
lorsque les rayons atteignent le sol avec
un angle de 90˚.
À cause de l’inclinaison de la Terre, la
lumière solaire parvient dans l’hémisphère
Nord avec un angle maximal pendant l’été
boréal. À la même époque, l’hémisphère Sud
ne reçoit que des rayons rasants : c’est
l’hiver austral.
La Terre est à son aphélie, sa
distance maximale par rapport au
Soleil (152,1 millions de kilomètres),
le 3 juillet. La chaleur qui règne
dans l’hémisphère Nord à cette date
est due à l’inclinaison de la Terre.
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