0
E
0
T
0
Y
0
U
0
I
39
0
R
L’INSTABILITÉ DE L’AIR
Une bulle d’air qui monte subit un refroidissement adiabatique (dû à l’altitude) de 1 °C tous les
100 mètres environ. Si la température de l’air environnant diminue plus rapidement, l’air est dit instable.
Plus chaude que le milieu, la bulle continue donc à monter. Si l’air de cette bulle est humide, il se
condense en se refroidissant et libère de la chaleur latente qui favorise la poursuite du processus.
ph as e de m at ur ité
ph as e de di ss ip at io n
altocumulus
cirrus
tropopause
cumulo-nimbus
LE CYCLE D’UNE CELLULE ORAGEUSE
Le cycle de vie d’une cellule orageuse se compose de trois étapes successives. Dans la phase de
développement, l’ascension Q d’une masse d’air humide (par convection, ou en raison de l’arrivée d’un front
froid) forme un cumulus W. Si l’air est instable, les courants chauds E continuent de monter, faisant croître
le nuage jusqu’au stade cumulo-nimbus R. Lorsqu’il atteint la tropopause, le nuage cesse de se développer
en hauteur et se charge de cristaux de glace qui amorcent le processus de précipitation. L’orage entre alors
dans sa phase de maturité : l’air froid et lourd du sommet redescend brusquement sous la forme de forts
courants T accompagnés d’éclairs Y et de violentes averses U. L’orage se dissipe lorsque les vents I issus
du sommet refroidissent le sol au point de priver le nuage de l’air chaud qui l’alimentait. Le cumulo-nimbus
se désagrège, la pluie cesse et il ne reste plus dans le ciel que quelques cirrus et altocumulus inoffensifs.
Le cycle complet ne dure pas plus d’une heure, mais les vents qui continuent de se propager après la
dissipation de l’orage peuvent rencontrer de nouvelles masses d’air chaud et humide, et ainsi déclencher le
développement d’une nouvelle cellule orageuse. On parle alors d’un orage multicellulaire.
Les précipitations
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