La désertification
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L’environnement
Comment une terre devient infertile
Sous l’action combinée de la sécheresse et de l’activité humaine, de plus en
plus de régions autrefois cultivables (comme le Sahara il y a encore 4 000 ans) se
transforment en déserts. On estime que, chaque année, de cinq à six millions
d’hectares de terres arables sont touchés par le phénomène de la désertification
sur tous les continents.
L’ASSÈCHEMENT DE LA MER D’ARAL
L’assèchement de la mer d’Aral, autrefois la quatrième mer intérieure du globe pour
sa surface, est une conséquence directe du vaste programme d’irrigation du désert
du Karakoum lancé en 1954 à la frontière du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan.
En détournant les fleuves Syr-Darya et Amou-Darya pour favoriser la culture du coton,
on a éliminé les principales arrivées d’eau de la mer d’Aral, qui s’est progressivement
réduite à deux petits lacs. En l’an 2000, la surface de la mer d’Aral est de 60 %
inférieure à celle de 1960 et son volume a diminué de 80 %. Son taux de salinité
atteint 4,5 %, soit sensiblement plus que celui de l’océan.
Kazakhstan
Ouzbékistan
désert du Karakoum
Muynak, un ancien port de pêche, est
aujourd’hui distant de quelque 80 km des
rives de la mer d’Aral.
AGRICULTURE ET DÉSERTIFICATION
La désertification résulte parfois de techniques agricoles abusives ou improvisées. La surexploitation des terres
(monoculture, surpâturage, déboisement) détruit des sols qu’une mise en jachère aurait permis de préserver.
Dans les régions semi-arides, la
végétation sauvage de certaines
zones inexploitées les protège
de l’érosion et de l’assèchement.
La mise en culture et le
déboisement de ces zones
sauvages fragilisent les sols.
L’intensification de l’agriculture
appauvrit la terre, qui est
convertie en zone de pâturage.
ÉTENDUE DE LA
MER D’ARAL
1960
1975
1987
2000
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