48 Embranchement des Gymnospermes ou Plantes à ovules nus
Les Ginkgophytes existaient déjà au Permien (ère Primaire) : à la fin de l’ère
Tertiaire le Ginkgo avait une aire de répartition étendue à une grande partie de
l’hémisphère Nord dont la France. Aujourd’hui on ne le trouve en Europe que
dans les parcs où il a été introduit au milieu du XVIII
e siècle. En Asie, on ne le
rencontre que dans les jardins entretenus par les prêtres bouddhistes autour
des pagodes et il n’a vraisemblablement survécu qu’en raison de la protection
de l’homme. Le Ginkgo est le type du type « fossile vivant » appelé encore
espèce relique ou espèce panchronique (du grec pan, tout et khronos, temps).
Les ginkgolides, substances extraites des feuilles, possèdent des activités
vasodilatatrices cérébrales.
PINOPHYTES
1
= CONIFÈRES OU « RÉSINEUX »
Caractères généraux
Les Pins – Pin sylvestre (fig. 29, 31 et 32) – les Sapins sont de bons exemples
de Conifères.
De façon générale, ce sont des plantes ligneuses, arbres essentiellement ou
arbustes, à port conique caractéristique, la fixation au sol se faisant par une
racine principale en pivot. Leurs tissus sécrètent des oléorésines, qui se
rassemblent dans des canaux sécréteurs à résine, d’où le nom de « résineux »
qui leur est donné par les forestiers (en opposition aux « feuillus »).
Leurs feuilles sont, soit en forme d’aiguilles comme chez les Pins et Sapins,
soit en forme d’écaille, plus ou moins appliquées sur la tige, comme chez les
Cyprès (fig. 30); parfois plates et lancéolées chez les Podocarpus, genre
caractéristique de l’hémisphère Sud. Chez les Pins, écailles (devenues non
chlorophylliennes) et aiguilles vertes coexistent, les premières couvrant les
rameaux longs, les secondes groupées par 2 à 5 (selon les espèces) sur des
rameaux courts. La figure 29, relative au Pin sylvestre, montre des aiguilles
réunies par deux.
Ces feuilles vivent plusieurs années (2 à 4 ans, parfois plus) : aussi les Conifères, à quelques exceptions près (Mélèze, Cyprès chauve) sont des arbres
toujours verts. Ces feuilles, généralement coriaces et vernissées, résistent à la
sécheresse et au gel : elles assimilent le dioxyde de carbone par des températures basses, en dessous de zéro degré. Cela explique que les Conifères soient
dominants dans les régions froides et les montagnes.
Leurs organes sexuels sont groupés en cônes unisexués, soit mâles, soit
femelles, généralement portés par un même pied (espèce monoïque, du grec
mono, un seul et oïka, habitat). Ces cônes, en particulier le cône femelle, ont
un aspect caractéristique d’où le nom de Conifères (du latin conus, cône et
fero, je porte).
1. du genre, Pinus, Pin.
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